Dès la naissance, les nuits blanches éprouvent les parents. Ensuite, il faut organiser et pérenniser le rituel du coucher. Ce dernier est particulièrement important, car il apporte une sécurité affective.
S'endormir est angoissant pour un enfant. Lui apprendre à dormir consiste à lui apporter une sécurité affective qui lui permettra de s'abandonner au sommeil, d'y entrer en toute confiance. Les rituels du coucher, comme la petite histoire racontée ou le câlin, jouent donc un rôle important. Ce passage de l'éveil au sommeil est essentiel. L'enfant doit être rassuré : pas question de bâcler cet instant sous prétexte que l'on est pressé... car le sacrifice de ce moment privilégié peut entraîner des troubles du sommeil. Toutefois, ce rituel ne doit pas s'éterniser. Il doit être marqué par un début et une fin, cette dernière signifiant à l'enfant qu'il peut s'endormir en toute sécurité.
Attention, les parents porteurs d'une angoisse par rapport au sommeil doivent être attentifs à ne pas transmettre cette peur à leur enfant.
Après toute période de vacances, il est essentiel de rétablir l'horaire de sommeil des enfants. Longues soirées et grasses matinées ne sont pas compatibles avec le rythme scolaire. Mieux vaut procéder graduellement: il ne sert à rien de coucher un enfant à 19 heures la veille de la rentrée. Environ quatre jours avant, commencez à avancer son heure de coucher et son heure de lever, pour atteindre au final la durée et les horaires de sommeil idéaux, c'est-à-dire coïncidant avec une journée d'école.
Et une fois le rythme instauré, il faut s'y tenir toute la semaine.
Isabelle Eustache, adapté par Marion Garteiser, journaliste santé
06/09/2005
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