Le sommeil, un allié minceur ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 06/02/2014 - 15h29
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Ghréline et leptine : sommeil léger, grosse faim

Vous l'avez peut-être déjà entendu : les personnes qui manquent de sommeil ont un risque augmenté de souffrir d'obésité. Ce lien s'explique par des changements hormonaux impliqués dans la régulation de l'appétit.

Deux hormones sont en cause : la ghréline et la leptine :

  • la ghréline, synthétisée par l'estomac, envoie un signal de faim au cerveau,
  • alors que la leptine, produite par le tissu adipeux, envoie plutôt un signal de satiété.

Or quand on n'a dormi que 4 heures, le rapport ghréline/leptine est augmenté de 71%, par rapport à un plus long séjour dans les bras de Morphée.

En clair, le manque de sommeil a pour effet de stimuler l'appétit.
Et, malheureusement, cette faim exacerbée augmente surtout le désir pour des aliments gras et sucrés comme les confiseries, biscuits et gâteaux. Bref, on dévalise beaucoup moins le frigo en fruits, légumes et autres produits laitiers lorsqu'on est en dette de sommeil ! …

Si vous voulez mincir, dormez !

Ce lien entre manque de sommeil et augmentation du poids est aujourd'hui bien documenté par de nombreuses études. Reste à mettre en pratique ce que l'on sait... C'est-à-dire à dormir !
C'est une solution bien plus raisonnable, et peut-être plus efficace, que de faire des régimes qui invariablement aboutissent à reprendre le poids perdu, avec souvent un bonus en plus.

Rappelons donc deux conseils clé pour des nuits généreuses...

  • Evitez en fin de journée les activités les plus stressantes, ainsi que les films et livres d'horreur, les jeux vidéo très stimulants, etc.
  • Bannissez de la chambre à coucher tout ce qui a un écran - téléphones portables, télévision, ordinateur etc.
    Non seulement ils sont des incitants à rester éveillé, mais en plus la lumière spécifique des écrans électroniques rend l'endormissement plus difficile. 

 

Initialement publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 28/12/2004 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 06/02/2014 - 15h29

Sources : Spiegel K et al. Ann Intern Med du 7 décembre 2004; Taheri S et al. Plos Medicine du 7 décembre 2004.

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