Smartphones et dépendance : comment faire face ?

Article créé le 16/06/2014 - 15h18 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 16/06/2014 - 13h18
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En Asie, la question de la dépendance aux Smartphones est de plus en plus débattue.

Si l’on peut douter de l’utilité de la considérer comme une maladie mentale, il reste que la vigilance doit être conseillée…

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Y a-t-il une dépendance aux Smartphones ?

Pour l’instant, aux yeux des psychiatres, la réponse est non.

Dans le DSM-5, la dépendance aux appareils qui permettent de se connecter à internet n’est évoquée que pour dire qu’il faut encore faire des recherches sur le sujet. Et les autres dépendances sans substances, à part les jeux de hasard, ne sont pas unanimement acceptées : shopping, jeux vidéo ou même sexe peuvent faire l’objet d’abus compulsifs, mais ne sont pas responsables de dépendances au même titre que l’alcool ou les cigarettes, par exemple.

Quoi qu’il en soit, les études montrent que les jeunes passent de plus en plus de temps sur leurs Smartphones – d’aucuns diront sans doute que ces études ne servaient pas à grand chose, parce que tout le monde peut l’observer  de ses propres yeux ! Mais ce qui est préoccupant, au-delà de l’aspect « santé » lié à l’exposition aux ondes, c’est le fait que les jeunes semblent incapables de s’en séparer. Le Smartphone est un compagnon constant, nuit et jour et quelle que soit l’activité. D’où la crainte qu’il prive les jeunes d’expériences importantes…

Comment résister à la tendance Smartphone chez les jeunes ?

Il n’est pas évident de décoller un ado de son téléphone préféré. Idéalement, il faudrait prévenir l’installation de l’habitude, en limitant dès la petite enfance l’exposition aux écrans.

Mais si vous avez déjà des ados complètement accro, et pas de machine à remonter le temps, voici quelques conseils.

  • Choisissez bien vos batailles : il est sûrement illusoire d’interdire complètement le téléphone.
    Alors définissez des limites, et tenez-y fermement. Par exemple, pas de téléphone pendant les repas.
    Et surtout, pas de téléphone après l’heure du coucher – c’est particulièrement important parce que l’usage de portables et d’internet perturbe le sommeil.
  • Surveillez votre propre comportement : si vous travaillez sur un ordinateur portable pendant vos congés, ou que vous passez des coups de fil qui s’éternisent au moment de passer à table, votre crédibilité ne sera pas optimale.
    Vous pourriez tenter de motiver votre ado en prenant des résolutions en commun…
  • Sachez maintenir la distance : pour les ados, le téléphone portable est un instrument très intime.
    Il leur permet de mener une vie personnelle à laquelle personne n’a accès, même parmi les gens qui sont juste à côté. C’est bien ce qui, souvent, énerve les parents !
    Mais en conséquence, les ados qui se sentent libres sont bien souvent moins « accros » au portable que les autres. Alors laissez-les vivre, en ligne ou pas, dans les limites fixées, et ils ressentiront peut-être moins le besoin de s’évader sur le net…

 

Billet initialement publié le 16/06/2014 - 15h18 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 16/06/2014 - 13h18
Ce billet fait partie du blog : Le blog de la Rédaction
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