Sclérose en plaques et interféron-bêta, huit ans de combat

Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 28/10/2003 - 00h00
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L'efficacité clinique de l'interféron-bêta se confirme sur des durées de traitement allant jusqu'à huit ans. Bien toléré, il prévient la progression de la sclérose en plaques.

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Cette étude a débuté en 1994 à partir de 560 patients atteints de sclérose en plaques récidivante/rémittente, répartis entre vingt-deux centres dans neuf pays. Certains ont bénéficié de d'interféron-bêta 1-a (Rebif®*) trois fois par semaine en voie sous cutanée à la dose de 44mcg, d'autres ont recu une posologie moindre (22mcg), tandis que les sujets restants étaient sous placebo. Huit ans plus tard, les chercheurs constatent une excellente observance à long terme quelle que soit la dose. L'interféron a généralement bien été toléré. Les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été des symptômes pseudo-grippaux et des réactions au site d'injection, en grande majorité bénins. Un patient sur cinq avait développé une sclérose en plaques secondaire progressive. Comparativement, les données concernant l'évolution naturelle de la maladie suggèrent qu'un patient sur deux environ aurait dû développer cette affection en l'absence de traitement. Les auteurs précisent cependant qu'il peut y avoir des différences entre les patients inclus dans un essai clinique et les populations.L'interféron confirme son bénéfice thérapeutique à long terme, tant en ce qui concerne les poussées, le handicap et les paramètres visibles à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), avec un rapport bénéfice/risque favorable sur huit ans. En conclusion, ces résultats sont en faveur du nouveau concept consistant à traiter la sclérose en plaques par l'interféron à fortes doses et à fréquence élevée afin d'obtenir un bénéfice maximal et de prévenir la progression de la maladie.

* Rebif® (interféron-bêta 1-a), identique à la protéine d'interféron-bêta produite par l'organisme. Il facilite la modulation de la réponse immunitaire, influence l'évolution de la sclérose en plaques et diminue l'inflammation. Homologué en Europe en 1998 et aux Etats-Unis en 2002, il est enregistré dans plus de 80 pays. Aux Etats-Unis, il est commercialisé dans le cadre d'un accord de co-promotion entre Serono et Pfizer Inc.

Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 28/10/2003 - 00h00 19e congrès de l'European Committee for Treatment and Research In Multiple Sclerosis, Milan, Italie, présentation du Pr Ludwig Kappos de la Neurologische Universitätsklinik und Poliklinik de Bâle, Suisse. Communiqué de presse Serono, 19 septembre 2003.
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