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Schizophrénie

La schizophrénie est une maladie du cerveau. Ce n'est pas une maladie de l'âme, ni un manque de volonté, ni une double personnalité (maladie très rare à laquelle on a longtemps et faussement associé la schizophrénie), mais bien un "défaut" de certains circuits neuronaux du cerveau.
Schizophrénie

Les antipsychotiques constituent le traitement pharmaceutique moderne. Ces médicaments ont la propriété d'atténuer les symptômes les plus aigus (hallucinations, délires, bizarreries de comportement, langage incohérent) en cinq ou six semaines. Les nouveaux antipsychotiques provoquent rarement les tremblements et la sédation (assoupissement) qu'on observait fréquemment avec les anciens (Haldol, Moditen, Largactil, etc.). Par contre, ils entraînent fréquemment un gain de poids variable. En outre, le médecin "prescrit" un programme de réadaptation aux patients schizophrènes, s'il est disponible dans leur région. Cela leur permet d'apprendre la résolution de problèmes, les habilités sociales, la gestion des émotions, etc. On aide ainsi la personne à s'occuper d'elle-même et à réintégrer le marché du travail ou des études. Bref, à devenir la plus fonctionnelle possible. Les troubles cognitifs (troubles d'attention, problèmes de concentration, etc.) et les symptômes négatifs (incapacité à s'exprimer, perte du plaisir et de la volonté, etc.) sont cependant persistants et difficiles à améliorer ; ils nécessitent une participation régulière du patient à son programme de réadaptation, s'il en a un. Donc, avec une médication seulement, la personne schizophrène reste une personne renfermée, ralentie dans ses activités. Dans 15 % à 20 % des cas, la médication entraîne une guérison de la maladie, c'est-à-dire que le psychiatre peut réduire peu à peu les médicaments si les symptômes aigus ont complètement disparu après un an de traitement. La personne peut donc arrêter de prendre ses antipsychotiques et n'a plus aucun symptôme aigu. Malheureusement, les médecins ne peuvent prévoir qui bénéficiera d'une telle guérison. Néanmoins, certains symptômes négatifs et troubles cognitifs risquent de demeurer, surtout s'il n'y a pas de réadaptation afin de récupérer le fonctionnement optimal. Dans 80 % des cas, les symptômes aigus réapparaissent graduellement à mesure que l'on diminue la médication. Mais souvent, il suffit d'augmenter à nouveau le médicament, sans avoir à recourir à une hospitalisation. Cela signifie que la majorité des personnes schizophrènes doivent continuer la médication une grande partie de leur vie. Toutefois, les médecins observent que la maladie disparaît toute seule, vers les 45 ans, chez la moitié d'entre eux. La schizophrénie est donc une maladie qui a tendance à s'améliorer toute seule, surtout si un traitement efficace (médicament et réadapation) est suivi. Il peut quand même parfois persister quelques symptômes négatifs. Finalement, entre 5 % à 10 % des personnes restent très handicapées, ont besoin de médicaments toute leur vie et doivent vivre en milieu surveillé, étant incapables de prendre soin d'elles-mêmes. Mais la plupart d'entre elles peuvent récupérer suffisamment pour mener une existence tranquille hors de l'hôpital. Avec une supervision adaptée à leurs besoins, elles peuvent s'occuper de leurs affaires correctement et avoir quelques activités valorisantes, à condition de ne pas trop subir de pression de performance. /*1219/Y a-t-il du danger?/*/


Article publié par le 06/09/2001

Sources : Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Cerveau, Nerf, Mémoire, Psychisme, Sommeil

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