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Santé du coeur: sentiments mitigés pour les antioxydants

Santé du coeur: sentiments mitigés pour les antioxydants
L'usage répandu des compléments d'antioxydants pour la prévention cardiovasculaire doit-il être remis en cause? C'est l'opinion d'experts américains qui confortent les résultats de travaux antérieurs: rien ne vaut les fruits et les légumes.

La consommation importante et régulière de fruits et légumes est associée à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires. C'est un fait établi. Une des pistes pour expliquer cet effet cardioprotecteur relève de la présence, au sein de cette alimentation, de fortes concentrations en certains antioxydants comme la vitamine C, le bêta-carotène et la vitamine E.
Ces nutriments empêchent les dégradations de l'ADN et donc des dégâts au sein même des cellules et protègent les lipides sanguins de l'oxydation, ce qui réduit leur tendance à se déposer dans les artères pour former des "bouchons". Voilà pour la théorie qui est largement soutenue par les études dites épidémiologiques, qui étudient notamment l'effet du mode de vie sur le développement des maladies.
En revanche, si ces fameux antioxydants ne sont pas apportés par l'alimentation, mais par des compléments, les résultats sont beaucoup moins concluants, voire perturbants.

D'abord une question de dose

Par le passé, des doses massives en ces antioxydants ont été utilisées en prévention chez le fumeur. Contre toute attente, la prise de ces compléments augmentait le risque de cancer du poumon!
D'autres travaux ont confirmé l'aspect aléatoire de doses trop importantes d'antioxydants (des doses qui ne peuvent être atteintes via une alimentation équilibrée) sur le risque général de cancer et la mortalité. Et une étude américaine récente, conduite auprès de 8000 femmes âgées de plus de 40 ans et présentant des antécédents de maladies cardiovasculaires ou cumulant plusieurs facteurs de risque (surpoids, tabagisme, hypertension…) n'est pas plus convaincante.

Article publié par le 27/11/2007

Sources : Source: Cook NR et al. Arch Intern Med 2007 ;167:1610-18

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