Rupture d'anévrisme: de plus en plus d'interventions préventives
Chaque année, 1000 belges sont victimes d'une rupture d'
anévrisme intracrânien. Les traitements actuels permettent de sauver les deux tiers d'entre eux. De plus en plus de personnes sont également traitées préventivement pour un
anévrisme "non rompu".
Qu'est-ce que l'anévrisme?
L'anévrisme est une dilatation focale (à un endroit déterminé) d'une artère. Dans 95% des cas, cet anévrisme prend la forme d'un petit sac (anévrisme sacculaire) qui se forme sur un côté de l'artère. Dans 5% des cas, la dilatation peut toucher toute l'artère (anévrisme fusiforme), ou être de grande taille (plus de 25 mm - on parle alors d'un anévrisme géant) et se comporter comme une "tumeur" qui comprime le cerveau. Entre 2 et 5% de la population développera un anévrisme au cours de sa vie. Ce développement dépend de nombreux facteurs encore mal connus. On sait toutefois que le tabac et l'hypertension artérielle jouent un rôle important non seulement dans la formation mais aussi dans la rupture d'un anévrisme.
Rupture d'anévrisme: 1000 belges par an
Sur l'ensemble des personnes présentant un anévrisme, seule une minorité (1000 Belges par an) sera confrontée à une rupture, entraînant une fuite de sang autour du cerveau (hémorragie sous-arachnoïdienne). Celle-ci touche deux fois plus les femmes que les hommes. Elle survient généralement chez des gens jeunes (50 ans en moyenne). Un tiers des patients victimes d'une rupture d'anévrisme décède dans la semaine qui suit l'hémorragie; un tiers gardera des séquelles; le dernier tiers s'en sortira indemne.
Article publié par Julie Luong, journaliste santé le 01/08/2010 - 23:00
Sources : Merci au Pr Boris Lubicz, chef de la neuroradiologie interventionnelle à l'Hôpital Erasme à Bruxelles
Cet article fait partie du dossier Anévrisme et rupture d’anévrisme
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