Le risque d'embolie pulmonaire dépend de la longueur du trajet en avion

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/12/2016 - 16h16
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Plus la durée du voyage en avion est longue, plus le risque d'embolie pulmonaire est sévère.

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Qu'appelle-t-on un accident thromboembolique ?

Il s'agit de la formation d'un caillot dans les veines d'un membre inférieur. Ce sont essentiellement dans les veines profondes du mollet qu'un caillot sanguin peut se former. On parle de thromboembolie parce que suite à la formation de ce caillot dans les veines des jambes, vous pouvez avoir un événement indésirable et potentiellement très grave, qui est la migration de ce caillot à partir des veines de la jambe par le torrent circulatoire, une migration vers le poumon, vers la circulation pulmonaire, c'est ce qu'on va appeler l'embolie pulmonaire qui va conduire à toute une série de symptômes dont la gravité est variable qui peut aller de la douleur dans la poitrine, l'essoufflement voire même des complications beaucoup plus graves entraînant parfois le décès du patient.

Ca n'arrive pas qu'aux pauvres

Des chercheurs francais ont enregistré au cours des sept dernières années tous les cas de passagers qui, à leur descente d'avion à l'aéroport de Roissy ont été pris en charge par le SAMU pour embolie pulmonaire. Après analyse, le risque d'embolie est 150 fois plus élevé pour des vols de plus 5.000 km ou de plus de six heures. Le risque de thromboembolie veineuse ou "syndrome de la classe économique" a depuis longtemps été associé à un long trajet en avion. Il serait dû à l'immobilité prolongée et au manque d'espace en classe économique. Cependant, le rôle de la longueur du voyage n'a jamais été étudié précisément. Une équipe francaise a analysé les 135,3 millions de passagers ayant atterri à l'aéroport Charles-de-Gaulle au cours des sept dernières années. Exactement 56 ont été victimes d'une embolie pulmonaire sévère à la fin du vol ou immédiatement après, soit 8 cas par an. Le risque s'accroît proportionnellement avec la distance puisqu'il est 480 fois plus élevé chez les passagers d'un vol de plus de 10.000 km, soit 4,8 cas par million d'arrivées.

Initialement publié par Dr Philippe Burton le 16/10/2001 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/12/2016 - 16h16
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