Rectocolite hémorragique: chronique et invalidante

Mise à jour par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le 12/09/2012 - 12h22
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Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn, n'occasionnent pas seulement une douleur physique et un mal-être.

Elles réduisent aussi, de manière significative, la qualité de vie des patients.

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Pourquoi la rectocolite hémorragique mène-t-elle à l'isolement social?

Quelque 10.000 Belges souffriraient de rectocolite hémorragique, une inflammation de la muqueuse du gros intestin sur lequel des ulcères se forment.

Cette maladie chronique et invalidante se diagnostique la plupart du temps chez des personnes de 15 à 30 ans, même si elle se rencontre également chez des sujets plus jeunes ou plus âgés.

Cette affection ne provoque pas seulement une grande douleur et un mal-être mais tend également à pousser la personne affectée dans un certain isolement social. Les attaques inopinées de douleur stomacale et de diarrhée obligent les patients à organiser leur vie en fonction de la proximité d'une toilette. Certains éprouvent d'ailleurs beaucoup de difficultés à quitter leur domicile.

La rectocolite hémorragique, une maladie de l'intestin

Contrairement à la maladie de Crohn, qui peut affecter tout le canal digestif, la rectocolite hémorragique se limite au gros intestin ou à des parties de celui-ci. Elle occasionne une inflammation de la muqueuse du gros intestin, mais ne pénètre pas dans les couches inférieures, contrairement à ce qui se passe avec la maladie de Crohn. C'est pour cette raison que cette affection est en général un peu moins douloureuse que la maladie de Crohn.

Chez la plupart des gens atteints par cette maladie, les périodes d'attaques succèdent aux périodes plus calmes, ce qu'on appelle des rémissions, qui peuvent parfois durer plusieurs années.

Le symptôme le plus important de cette affection est la diarrhée, qui est souvent saignante et purulente. Dans la phase active de la maladie, les patients doivent souvent se rendre à la toilette. En outre, ils éprouvent souvent la fausse impression qu'ils doivent aller à selle.

Fatigue, perte d'appétit et perte de sang au niveau rectal sont également associées à cette maladie. Les attaques les plus virulentes s'accompagnent également souvent d'un sentiment général de malaise, de fièvre, d'anémie et de perte de poids. Et dans certains cas, les douleurs s'étendent au-delà de l'intestin et occasionnent par exemple des douleurs articulaires et des problèmes cutanés.

Les femmes sont tout autant que les hommes victimes de la rectocolite hémorragique.

La maladie se profile en outre comme une maladie de civilisation typique qui s'observe surtout en Europe et en Amérique du Nord. Il apparaît également qu'une certaine disposition familiale jouerait un rôle dans le déclenchement de cette affection.

L'origine précise de la rectocolite hémorragique n'est malheureusement pas encore connue. Mais ce qui est certain, c'est qu'il s'agit d'une maladie auto-immune, c'est-à-dire une maladie dans laquelle notre propre système immunitaire attaque soudainement, pour une raison inconnue, nos propres tissus sains.

Initialement publié par C. De Kock, journaliste santé le 17/10/2006 - 00h00 et mis à jour par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le 12/09/2012 - 12h22

Communiqué de presse "La rectocolite hémorragique est une maladie intestinale qui réduit sensiblement la qualité de vie des patients", août 2006, Remicade, Schering-Plough

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