Quels sont les signes et symptômes d'une polyarthrite rhumatoïde ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/06/2017 - 15h09
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La polyarthrite rhumatoïde est l’une des maladies inflammatoires des articulations les plus fréquentes.

Articulations gonflées, douleurs, déformations puis gêne dans la réalisation des gestes de la vie quotidienne, font partie des signes et symptômes associés à cette maladie inflammatoire qu’est la polyarthrite rhumatoïde.

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La polyarthrite rhumatoïde une maladie articulaire ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie se caractérisant par une inflammation des articulations, liée à une réaction auto-immune (les cellules du système immunitaire s’attaquent de façon anormale aux cellules articulaires). A la longue, cette inflammation déforme les articulations, pouvant entraîner des handicaps.

Les articulations les plus classiquement touchées sont celles des mains, des poignets, des genoux et des pieds, mais aussi parfois, celles des coudes, des épaules, de la nuque, de la mâchoire, des hanches, ou encore des chevilles.

Cette maladie des articulations évolue par poussées, c’est-à-dire qu’il existe des périodes pendant lesquelles des symptômes se manifestent, entrecoupées de périodes de rémissions (sans symptômes).

Il faut savoir que la polyarthrite rhumatoïde a la caractéristique de toucher des personnes jeunes (à partir de 40 ans) et plus souvent des femmes que des hommes.

 

Quels sont les signes et les symptômes d’une polyarthrite rhumatoïde?

Lorsque la maladie débute, les symptômes sont liés à l’inflammation qui règne dans les articulations.

En effet, la réaction inflammatoire altère la membrane synoviale (membrane qui entoure les articulations), ce qui entraîne un œdème. L’articulation est alors gonflée, chaude et rouge. Elle est aussi douloureuse, particulièrement au repos et la nuit, provoquant des réveils nocturnes, et raides le matin au réveil.

Classiquement, les deux articulations de chaque côté du corps sont atteintes : les coudes droits et gauches sont touchés en même temps par exemple.

À mesure que la maladie progresse, les autres structures de l’articulation sont attaquées et on observe des déformations articulaires progressivement invalidantes.

L’articulation devient alors difficile à mobiliser et l’atteinte s’étend progressivement à d’autres articulations. En l’absence de traitement, les déformations entravent progressivement la réalisation des gestes quotidiens, comme tenir un crayon ou ouvrir une bouteille.

Lors des poussées, de la fièvre, de la fatigue, une perte de poids, perte de l’appétit, se manifestent parfois.

Il arrive dans certains cas que l’inflammation s’étende à d’autres organes, se traduisant par d’autres types de signes : sécheresse des yeux, de la bouche, atteinte du cœur, des poumons, des reins, anémie, etc.

Attention, l’évolution est imprévisible et très variable d’une personne à une autre, plus ou moins rapide et handicapante. 

Quel est le traitement de la polyarthrite rhumatoïde?

Les traitements de la polyarthrite rhumatoïde ont pour objectif de diminuer les douleurs, prévenir la destruction des articulations, restaurer le fonctionnement des articulations, augmenter la durée et la fréquence des périodes de rémission.

Plusieurs types de médicaments sont utilisés :

  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, les coxibs (ou AINS sélectifs) et les corticostéroïdes pour soulager les douleurs,
     
  • les médicaments antirhumatismaux, comme le méthotrexate, qui freinent l’attaque immunitaire des articulations,
     
  • les biothérapies (anti-TNF), des médicaments récents qui limitent l’inflammation, et qui sont réservés aux cas graves en raison de leur coût élevé et de leurs potentiels effets indésirables.

Les prises en charge complémentaires reposent sur la rééducation, une activité physique adaptée, de bonnes habitudes alimentaires et un soutien psychologique. 

Ces traitements ne permettent pas de guérir les lésions, mais freinent l'évolution de la maladie. Il est donc important de consulter un rhumatologue en cas d’articulations symétriques gonflées et douloureuses, a fortiori lorsqu’un membre de la famille souffre déjà de polyarthrite rhumatoïde car il existe une composante génétique.

À noter que le tabagisme est un facteur connu pour favoriser la survenue d’une polyarthrite rhumatoïde et influer sur sa gravité…

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 22/03/2012 - 17h08 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/06/2017 - 15h09

Société française de rhumatologie, www.rhumatologie.asso.fr. Combe B., Progrès dans la polyarthrite rhumatoïde, Revue du Rhumatisme, 74 (supplément 3), 14-21, 2007.

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