Quand risque-t-on une pneumonie ?

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 30/01/2014 - 14h34
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La pneumonie est une infection des poumons qui peut être causée par différents germes, des virus, des bactéries ou encore des champignons, même si la cause la plus fréquente est la bactérie pneumocoque.

Comment reconnaître une pneumonie ?
Quels sont les facteurs de risque et comment s’en prémunir ?

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Quels sont les symptômes d’une pneumonie ?

Les manifestations de la pneumonie dépendent du germe à l’origine de l’infection, mais le plus souvent le patient présente une fièvre élevée, un essoufflement, une toux grasse, une douleur thoracique, des douleurs musculaires, des maux de tête, et dans certains cas aussi des nausées, des vomissements et des diarrhées.

Certains signes de gravité associés doivent amener à contacter les urgences : troubles de la conscience, pouls trop rapide, température très élevée supérieure à 40°C, douleur dans la poitrine s’aggravant avec la respiration profonde, etc.

 

Comment attrape-t-on une pneumonie ?

On peut contracter une pneumonie comme on attrape une grippe ou un rhume, c’est-à-dire en inhalant des particules contaminées, lesquelles attaquent les poumons et provoquent une inflammation à l’origine de difficultés respiratoires. Cela dit, les germes en cause dans la pneumonie sont bien moins contagieux que le virus du rhume et de la grippe.

Mais le risque de pneumonie est aussi plus élevé chez certaines personnes :

  • Chez les très jeunes enfants jusqu’à l’âge de 2 ans.
  • Chez les personnes âgées de plus de 65 ans.
  • En cas de maladie pulmonaire préexistante, comme l’asthme, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), la mucoviscidose, l’emphysème, la fibrose kystique, etc.
  • Avec certains traitements médicamenteux, comme les chimiothérapies, les corticothérapies de longue durée, les traitements immunosuppresseurs, etc.
  • En cas de troubles de la déglutition ou de la toux.
  • Le tabagisme constitue aussi un facteur de risque de pneumonie, tout comme l’exposition au tabagisme passif, particulièrement chez les enfants.
  • En cas d’hospitalisation, notamment en réanimation avec assistance respiratoire (pneumonies nosocomiales, plus souvent graves car touchant des personnes déjà affaiblies par une autre maladie).
  • Lorsque le système immunitaire est affaibli (sida, cancer, diabète…).
  • Certaines professions : exposition à des produits chimiques toxiques (vernis, diluants…), éleveurs d’oiseaux, transformation de la laine, du malt, du fromage.
  • Etc.

À noter que parfois, une simple grippe ou un rhume peut se compliquer d’une pneumonie.

 

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 10/02/2014 - 11h34 et mis à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 30/01/2014 - 14h34

Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 19 avril 2013 / n° 14-15. ameli-sante.fr. Société de Pneumologie de langue française, http://www.splf.org.

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