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Quand l'exercice remet les pendules à l'heure

Quand l'exercice remet les pendules à l'heure
Jusqu'à présent, on pensait que notre horloge interne se trouvait sous la dépendance exclusive de l'hypothalamus. Des études récentes révèlent que l'exercice exerce lui aussi une influence sur notre métabolisme.

Notre organisme obéit à toutes sortes de cycles qui commandent la production hormonale, le fonctionnement du système cardiovasculaire, la température du corps ou encore l'alternance des phases de veille et de sommeil. Cette horloge interne nous permet normalement de bien dormir la nuit et d'être en forme pendant la journée. L'hypothalamus a longtemps été considéré comme l'unité centrale de notre physiologie. Or, cette vision des choses est brutalement remise en question par les travaux du docteur Conklin du Gladstome Institute for Cardiovascular Research aux Etats-Unis (1). Ce chercheur a tout simplement découvert qu'il existe un grand nombre d'horloges périphériques, notamment dans le muscle, qui participent aux variations du métabolisme. L'activité physique offrirait ainsi une opportunité tout à fait exceptionnelle de court-circuiter complètement la commande hypothalamique.

Des gènes sous influence

Pour arriver à cette conclusion, ce praticien a utilisé quatre volontaires courageux qui ont subi des biopsies musculaires 6 et 18 heures après avoir fait travailler leur jambe droite durant un exercice épuisant d'une demi-heure. En comparant ensuite l'expression des gènes musculaires de chaque jambe, la gauche ayant été laissée au repos, ils ont découvert que 44 gènes obéissaient à un rythme circadien et que tous ces gènes (plus une centaine d'autres) étaient également sensibles à l'exercice physique. En d'autres termes, nous possédons des petites horloges biologiques au sein de notre masse musculaire qui lui commandent de se reposer ou au contraire de se préparer à produire des efforts. Cette information mérite attention dans la mesure où elle souligne notamment l'importance de s'entraîner aux heures réelles de la compétition. Le docteur Conklin pense qu'elle pourrait aussi avoir des répercussions en médecine générale pour recadrer des patients en phase de désynchronisation. "L'horloge circadienne périphérique pourrait avoir des effets sur la maladie, le sommeil ou les médicaments qui affectent le sommeil", explique-t-il dans une interview au Quotidien du Médecin (2). "Par exemple, les crises cardiaques surviennent souvent la nuit. On pense généralement à l'horloge centrale. Si l'on commence à penser aux horloges périphériques, alors tout change pour la facon dont on pourrait concevoir des traitements". Demain, les médecins prescriront peut-être des doses thérapeutiques d'efforts à certains moments de la journée, comme ils recommandent déjà de prendre les gouttes avant le repas.

Article publié par le 22/05/2006 - 23:00

Sources : (1) Genome Biology. Online: http://genomebiology.com/2003/4/10/R61. (2) Quotidien du Médecin n° 7401. 10/10/2003.

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Par mcecile le 26/09/2011 14:50

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Cet été, je me suis rendue compte que mon lecteur MP3 de la marque à la pomme avait un podomètre....(je ne l'ai que depuis 2 ans ;o))Et c'est vrai que je me suis prise au jeu. J'ai toujours aimé ...