La prostate du président...

Article créé le 16/12/2013 - 10h30 et mis à jour par Dr Philippe Violon le 10/12/2013 - 17h15
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En France, le président François Hollande s’est fait opérer de la prostate en février 2011.

La belle affaire !

De quand date son dernier rhume ? Et souffre-t-il d’arthrose de la hanche ?

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Une maladie bénigne

L’opération de la prostate de François Hollande a fait la une des journaux en France. Cette intervention chirurgicale évoque sans nul doute, dans les mémoires collectives de nos voisins, le cancer de la prostate qui fut caché par François Mitterrand au grand public.

Mais la situation est ici toute autre. L’hypertrophie bénigne de la prostate est une maladie extrêmement fréquente puisqu’elle touche 1/3 des hommes de plus de 50 ans et 90% des hommes de plus de 85 ans.

Des symptômes gênants
Besoin d’uriner la nuit, nécessité fréquente d’uriner, diminution de la force du jet, difficultés à initier la miction… Autant de symptômes caractéristiques d’une augmentation du volume de la prostate et d’une compression du canal excréteur de l’urine, l’urètre.

Cette augmentation peut être bénigne, comme dans le cas présent, ou maligne dans le cas d’un cancer. L’intervention chirurgicale est, avec médicaments, une des options de traitement.

Cet événement médiatique aura, en tous cas, eu le mérite de refaire prendre conscience aux hommes qu’ils possèdent un organe appelé prostate. Et que cette prostate doit être examinée régulièrement après 50 ans, par simple toucher rectal.

Et chez nous ?

Le fait de savoir si tout événement médical chez un homme politique doit être communiqué appartient au débat de société.

Chez nous, en tous cas, un des grands événements médico-médiatico-politique fut l’amaigrissement express de Bart De Wever, qu’il a abondamment commenté. Par contre, les causes exactes de son hospitalisation récente après un malaise restent à ce jour plus obscures. Mais si on ouvre la boîte de pandore, il ne faut pas se plaindre, ensuite, d’avoir des difficultés à la refermer.

Une logique politique
Il faut, en tous cas, conserver une certaine logique. Si des pathologies aussi communes qu’une hypertrophie bénigne de la prostate ou une obésité morbide doivent être médiatisées, il faut aussi désormais que toutes les pathologies communes le soient aussi : glaucome, arthrose de la hanche ou du genou, cataracte, polype du colon, sinusite chronique…

Ou, à l’inverse, il conviendrait de garder la médecine là où elle devrait rester, dans le cercle privé. A l’exception des quelques pathologies qui pourraient interférer avec la capacité d’un politique à exercer sa fonction.

Billet initialement publié le 16/12/2013 - 10h30 et mis à jour par Dr Philippe Violon le 10/12/2013 - 17h15
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