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Problèmes du vagin

Tous les symptômes touchant les organes génitaux de la femme, tels qu'écoulements, pertes anormales, rougeurs, irritations, démangeaisons, odeurs nauséabondes, qui sont souvent accompagnés de douleur lors des relations sexuelles, sont classés à tort sous l'appellation de "vaginite". C'est un terme commun qui signifie simplement "inflammation du vagin".
Problèmes du vagin

  • Obtenir le bon diagnostic. Il existe de nombreuses maladies de la vulve et du vagin, qui se manifestent sensiblement par les mêmes signes et symptômes, mais dont le traitement diffère de l'une à l'autre. Consultez un médecin afin d'obtenir un diagnostic clair.
  • Apaiser les démangeaisons. Appliquez des compresses d'eau froide sur les organes génitaux ou prenez des bains auxquels vous ajouterez du bicarbonate de soude. Ce sont des moyens qui peuvent calmer les démangeaisons et les irritations en attendant que le médecin pose son diagnostic. Evitez les savons, les produits irritants, les miniserviettes et les vêtements serrés.
  • Employer un lubrifiant si nécessaire. Le vagin doit être bien lubrifié avant la pénétration. Les lubrifiants classiques en gelée, le K-Y, par exemple, vendus en pharmacie, sont efficaces, mais si la relation sexuelle se prolonge, ils finissent par dessécher davantage la paroi vaginale. Des lubrifiants, tels que l'Astroglide (que l'on trouve surtout dans les boutiques d'érotisme) ou le K-Y liquide, ne produisent pas cet effet indésirable. Vous pouvez aussi utiliser, au besoin, un hydratant vaginal avec applicateur, qui dure de 48 à 72 heures (Replens ou K-Y longue action).
  • Éviter d'expérimenter toutes sortes de produits et de médicaments. N'utilisez pas des fonds de pots, des restants de crème ou d'antibiotiques qui risquent de rendre la tâche difficile au médecin qui tentera de poser le diagnostic. N'ayez pas recours non plus aux crèmes médicamenteuses en vente libre, car elles pourraient ne pas convenir au traitement des symptômes que vous présentez. La meilleure chose à faire, c'est d'obtenir le diagnostic clair d'un médecin expérimenté.
  • Ne pas utiliser de savons irritants et ne pas faire de douches vaginales. Bien que cela soulage à court terme, les douches vaginales (qui contiennent souvent des produits chimiques qui empirent les démangeaisons) ne permettent pas à la flore microbienne du vagin de se reconstituer. Cela peut occasionner ou entretenir des symptômes à la vulve et au vagin. Même les savons réputés doux sont irritants. Choisissez plutôt des nettoyants doux et non parfumés, tels que Cetaphil ou SpectroJel, ou tout simplement de l'eau.
  • Ne pas craindre la pilule contraceptive. Nombreuses sont les femmes qui associent à tort vaginite et pilule contraceptive, à cause d'anciennes études peu rigoureuses qui laissaient soupçonner un lien entre les deux. Selon des études sérieuses, ce lien est inexistant.
  • Le préservatif prévient les maladies sexuellement transmissibles (MST), mais il ne guérit pas de la vaginite. Des femmes souffrant de vaginite, croyant qu'il s'agit d'une MST, demandent à leur partenaire d'utiliser des préservatifs. Le préservatif masculin peut aggraver les symptômes exacerbés par les relations sexuelles. Par contre, il semble que le préservatif féminin puisse les réduire. Une MST occasionnera rarement les mêmes symptômes qu'une vaginite. Si vous avez un nouveau partenaire, utilisez des préservatifs et passez un test de dépistage d'MST.
  • Les spermicides, le pour et le contre. De nombreux couples ont l'habitude d'utiliser le préservatif en association avec un gel ou une mousse spermicide, une substance qui, lorsqu'elle est introduite dans le vagin, détruit les spermatozoïdes. C'est un choix de contraception (taux maximal d'efficacité de 80% lorsqu'il est utilisé seul). Toutefois, il faut savoir que les spermicides peuvent altérer l'équilibre bactérien du vagin et provoquer une vaginite ou une vaginose, ou causer des irritations. De plus, sans préservatif, ils ne préviennent pas les maladies sexuellement transmissibles(MST) et ils peuvent même faciliter le VIH (sida). En effet, le virus du VIH se loge plus facilement dans une muqueuse vaginale irritée.
  • Et les ampoules de lactobacilles ? Vous êtes peut-être tentée d'utiliser des ovules ou des ampoules de lactobacilles ? Ces produits contiennent une bactérie, Lactobacillus acidophilus (que l'on retrouve également dans certains yogourts), qui n'est pas la même que celle de la flore vaginale. Certaines femmes pensent que ces ampoules peuvent contribuer à rétablir l'équilibre de la flore vaginale. Il n'en est rien.
  • Ne pas croire qu'il n'y a rien à faire. En général, les femmes se sentent coupables ou honteuses d'être aux prises avec des symptômes qui affectent la région génitale. Elles finissent par appréhender les relations sexuelles, au point de devenir parfois anxieuses, dépressives et de perdre le désir. Ces femmes sont susceptibles de développer du vaginisme, un réflexe involontaire, qui se traduit par des contractions douloureuses des muscles du vagin lors de la pénétration. Rappelez-vous que vos symptômes sont médicalement curables.


Mis à jour par le 27/07/2005
Créé initialement par le 31/05/2001

Sources : Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Sexe, Rein, Système urinaire

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