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Problèmes urinaires du senior

Problèmes urinaires du senior Les problèmes urinaires, quand ils existent, conditionnent souvent l'avenir social et même l'autonomie du senior. Pourtant, considérer la prostate ou les outrages du temps comme seuls responsables est une solution de facilité. L'élimination urinaire n'est pas le simple résultat d'une vidange de réservoir… ; elle mérite vraiment qu'on s'en occupe !

Même si leur fréquence a tendance à augmenter avec l'âge, les problèmes rencontrés ne sont pourtant ni inéluctables, ni irréversibles dans la majorité des cas.

Les types de troubles urinaires

La dysurie : faire des efforts pour urinerCe symptôme s'installe progressivement, on ne le remarque pas forcément si on ne s'interroge pas. Souvent d'ailleurs, c'est l'entourage qui soulève le problème. Rappelons qu'une miction (le fait d'uriner) normale est immédiate, facile et complète. La dysurie correspond à des mictions interminables, un jet diminué (attention aux chaussures !) et parfois une " dernière goutte " longue à venir. La nécessité de pousser aboutit parfois à adopter une position assise et peut même dans certains cas provoquer essoufflement ou angine de poitrine.Pollakiurie : avoir envie, souvent et ne faire qu'en petite ou moyenne quantité.On peut accepter comme normales 4 à 5 mictions dans la journée et une la nuit jusqu'à 60 ans, chez un homme sans troubles du sommeil (insomnies). Après on accepte un lever nocturne supplémentaire par décennie (2 à 70 ans, 3 à 80 ans, etc.).Bien que pouvant apparaître de façon isolée, la pollakiurie s'accompagne fréquemment de dysurie.Les douleurs : Elles doivent toujours attirer l'attention. Pesanteur au dessus du pubis, brûlures mictionnelles.Les fuitesL'instabilité vésicale :

    C'est " l'urgence mictionnelle " : la vessie se contracte de façon involontaire, entraînant soit des fuites imprévisibles, soit des envies contrôlées mais impérieuses et nombreuses, surtout la nuit.
L'incontinence d'effort :
    Les pertes d'urines sont dues à une faiblesse des sphincters (muscles d'ouverture et fermeture de la vessie) et surviennent au cours d'efforts provoquant une pression dans le bas ventre, comme lors de l'éternuement, de la toux, du rire, du sport. Rare chez l'homme, elle fait généralement suite à l'ablation chirurgicale de la prostate.
La miction par regorgement: Se traduit par la vidange périodique de la vessie, involontaire et sans besoin. La vessie ne se contracte plus, ou un obstacle (une grosse prostate par exemple) empêche l'écoulement urinaire normal. De ce fait, l'urine " déborde " quand la vessie est trop pleine.Parfois aussi, l'incontinence résulte d'un handicap physique (on ne peut plus arriver seul ou à temps aux toilettes), mental (démence), ou fait suite à la prise de certains médicaments (diurétiques, somnifères, relaxants musculaires, etc.).Le blocageLa rétention aiguë d'urine fait partie des urgences thérapeutiques : il n'est plus possible d'uriner, la vessie devient énorme et l'envie aussi. La douleur est tellement intense qu'elle peut faire atteindre un état d'agitation extrême. Le soulagement sera immédiat dès le drainage, par sonde urinaire ou ponction directe.Attention toutefois , la vidange doit se faire de façon progressive pour éviter tout malaise de type vagal : hypotension artérielle, nausées, étourdissements, sueurs...

Que faut-il faire ?

Des symptômes urinaires doivent toujours faire consulter. Le médecin recherchera d'abord les causes facilement identifiables, très souvent aiguës et transitoires, pour peu qu'elles soient diagnostiquées et traitées… La toute première chose que le médecin fera après avoir reconstitué avec vous l'historique des troubles, sera de voir si la prostate est devenue un obstacle ou non à l'évacuation. Le toucher rectal est donc indispensable. Parfois une échographie (endorectale ou non) et d'autres tests comme la débimétrie (mesure de la puissance du jet urinaire) ou l'urographie intraveineuse (évaluation radiologique de l'ensemble de l'appareil urinaire, des reins à l'urètre) seront nécessaires.

Article publié par le 17/06/2002

Sources : Dr Stéphanie Lehmann Gardner J., Fonda D. : Urinary incontinence in the elderly. Disabil Rehab 1992, 16 : 140-148 Oesterling J.E : Benign prostatic hyperplasia : medical and minimally invasive traitment options. N. Engl. Med 1995; 332 : 99-109 Syllabus Gériatrique. IPSEN American Geriatrics Society. Société Française de Gérontologie. 1999 ; 125-133

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