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La prise d'hormones à la ménopause: la fin d'une belle histoire?

La prise d'hormones à la ménopause: la fin d'une belle histoire?
Terminée la vogue des hormones de substitution dont on vantait les effets bénéfiques depuis de longues années ! Outre de nombreux effets secondaires nocifs, elles augmenteraient le risque de démence.

Un produit miracle?

Pendant de nombreuses années, l'enthousiasme pour les hormones de substitution n'a pas faibli : elles avaient non seulement la réputation de réduire les symptômes dérangeants comme les bouffées de chaleur, mais aussi de combattre les signes de vieillissement et de diminuer les risques d'ostéoporose. Bref, à la ménopause, les femmes qui voulaient rester jeunes se voyaient (et se voient encore) prescrire par leur médecin un traitement hormonal à base d'oestrogènes et de progestagènes. "Et les risques, docteur? Il n'y en a aucun, chère madame." Et tout le monde était content jusqu'il y a peu : le médecin, la patiente qui voyait déjà sa jeunesse prolongée et l'industrie pharmaceutique.

De la cure de jouvence à l'agent pathogène?

A la surprise générale, la recherche scientifique sur les conséquences de l'utilisation d'hormones de substitution a terni ce positivisme. Certains médecins d'ailleurs ne croient toujours pas que les avantages de l'hormonothérapie qu'ils prescrivent depuis de nombreuses années ne font plus le poids face aux inconvénients de ce traitement.

Article publié par le 17/06/2003

Sources : Shumaker SA et al. Estrogen Plus Progestin and the Incidence of Dementia and Mild Cognitive Impairment in Postmenopausal Women. JAMA 2003 May 28;289(20):2651-62.

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