Préparer son enfant à une hospitalisation...

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 10/10/2017 - 10h44
-A +A

Un million d'enfants sont opérés chaque année. Etre endormi puis opéré n'est jamais vécu comme un événement anodin. Appendicite, végétations ou accident sans gravité, que dire à son enfant avant une opération bénigne ?

PUB

A chaque âge, ses craintes

De six à dix ans, les peurs ne sont pas les mêmes. Les plus jeunes sont confrontés à l'angoisse de la séparation, parfois vécue comme un réel abandon au moment où ils ont le plus besoin de leurs parents. Or en Belgique, la famille n'a pas le droit d'être présente lors de l'anesthésie. Il importe donc de bien préparer l'enfant : " surtout, ne pas mentir, insiste Francoise Galland, directrice de Sparadrap. Le parent doit dire à l'enfant qu'ils vont être séparés avant son endormissement, mais qu'il sera là à son réveil, ou peu après. Et tenir ses engagements. " Les plus grands ont peur de mourir ou de ne plus être comme avant. A tout âge, l'enfant peut craindre la piqûre et vivre l'opération comme une punition.

Il est essentiel de lui faire comprendre qu'il n'a rien fait de mal, que l'intervention est nécessaire à son bien-être et que les parents sont d'accord avec la décision des médecins. 

Tout dire ?

S'il importe de ne pas mentir, même par omission, car l'enfant perdrait confiance en l'adulte, mais il est important d'adapter l'information à l'enfant. Mieux vaut éviter des termes traumatisants comme "couper" ou "trancher" par exemple. Il suffit d'être attentif aux craintes et aux interrogations du petit, d'y répondre, et de lui expliquer les différentes phases de son séjour à l'hôpital.

Même s'il est désagréable de lui avouer qu'il risque de souffrir à son réveil, le lui cacher aurait des conséquences néfastes : "d'après plusieurs études, les enfants préparés à la douleur sont moins stressés que ceux à qui on n'a rien dit ou menti", souligne Francoise Galland. En expliquant à l'enfant que les médecins, les infirmières et ses parents seront là pour s'occuper de lui et calmer sa douleur, cette dernière sera vécue avec moins d'appréhension.

N'hésitez pas à vous renseigner auprès de l'hôpital sur les modalités exactes qui permettront à quelqu'un de la famille de dormir avec l'enfant à l'hôpital.

Initialement publié par Psychonet Production - Collectif d'auteurs - Adaptation : Dr Philippe Burton le 04/03/2003 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 10/10/2017 - 10h44

Psychonet Production

Notez cet article
PUB
A lire aussi
Chacun dans son lit ! Mis à jour le 20/05/2003 - 00h00

Maman, j'ai peur, je peux venir dans ton lit ? Quel enfant n'a pas un jour eu envie de dormir dans le lit de ses parents ? Quel parent n'a pas une fois accepté que son enfant passe un moment dans son lit ? Si l'exception se transforme en une habitude...

Pourquoi mon enfant ne veut-il pas dormir ? Publié le 20/01/2014 - 17h27

Des premières nuits à l'entrée à l'école, le sommeil des bébés est l'un des sujets de conversation préféré des parents. Et pour cause : le sommeil est un élément très important pour la santé de l'enfant, mais aussi pour la vie quotidienne de ses pare...

Plus d'articles