La première fois chez un gynéco

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 29/04/2008 - 00h00
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Il est déconseillé de se contenter d'une visite chez le médecin généraliste pour se faire prescrire une contraception, quelle qu'elle soit. Beaucoup de sujets doivent en effet être abordés par le gynécologue avec une adolescente qui débute sa vie sexuelle.

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Première consultation en gynécologie: entretien préalable et empathie

Parallèlement à l'interrogatoire médical (vie sexuelle, antécédents personnels, familiaux, traitements médicamenteux…), la jeune fille de moins de 20 ans qui vient pour la première fois chez son gynécologue a besoin d'être rassurée, d'une écoute sans jugement et de sentir de l'empathie. Elle doit également être rassurée sur la confidentialité de la consultation, qui idéalement doit avoir lieu sans ses parents.
Après avoir pris connaissance des antécédents gynécologiques (premières règles, troubles du cycle, IVG…) et des facteurs de risque (antécédents médicaux, tabagisme, prise de drogues…), le gynécologue procède à un examen clinique (indice de masse corporelle, tension artérielle, examen des seins, comportement alimentaire…). En revanche, en l'absence de risque spécifique ou de demande particulière de la jeune fille, l'examen gynécologique pelvien n'est pas nécessaire lors de cette première consultation.

Contraception: remettre les pendules à l'heure

C'est généralement lors de cette première consultation que l'on détermine la contraception la plus adaptée et donc aussi celle qui sera la mieux suivie et la plus efficace.
Les méthodes hormonales estroprogestatives minidosées sont prescrites en première intention, généralement sous forme de pilule, sinon sous forme de patch cutané ou d'anneau vaginal, qui améliorent l'observance. Les possibles effets secondaires sont expliqués afin d'éviter les interruptions. Dans tous les cas, les conseils en cas d'oubli avec arbre décisionnel sont divulgués. Et enfin, les stérilets ne sont absolument pas contre-indiqués, mais rarement proposés en début de sexualité. Vus les délais, la pilule du lendemain est rarement délivrée par les gynécologues eux-mêmes, mais il est tout de même intéressant pour les jeunes filles d'en discuter avec ce référent. Il pourra rappeler que la pilule du lendemain n'est qu'une méthode de secours qui doit ensuite laisser la place à une autre méthode.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 29/04/2008 - 00h00 FMC, le Quotidien du médecin, 28 mars 2008.
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