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Les prématurés immunisés gratuitement

Les prématurés immunisés gratuitement
Le virus respiratoire syncitial (RSV) est, on le sait, à l'origine de nombreuses infections respiratoires chez les tout-petits. Un nouveau médicament est efficace mais son prix est exorbitant, raison pour laquelle il sera remboursé uniquement pour les prématurés, pour le moment…

Depuis la fin de l'année dernière, les enfants prématurés peuvent bénéficier d'une " vaccination " gratuite contre les infections virales des voies respiratoires. L'INAMI a décidé que ces vaccinations pouvaient être remboursées intégralement dans la mesure où elles avaient lieu dans un centre spécialisé de néonatalogie intensive. Notre pays en compte 19. En effet, il faut savoir que les enfants prématurés sont particulièrement sensibles aux infections respiratoires durant les premiers mois de vie. L'agent infectieux causant le plus de maladies est le fameux virus respiratoire syncitial (RSV) dont nous avons déjà parlé. (Voir article: " Les tout-petits : cible privilégiée pour le virus respiratoire syncitial ")Depuis peu, cependant, ces infections peuvent être prévenues par l'injection de palivizumab, dont le nom commercial est Synagis®. Ce médicament contient une substance qui annihile le virus. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un vaccin car il n'induit pas une immunité durable contre le RSV. Le Synagis® contient des anticorps dirigés contre celui-ci. Il faut remarquer que le médicament protège uniquement contre le RSV et pas contre les autres virus respiratoires. Or, la disparition rapide des anticorps au fil du temps oblige les médecins à réitérer les injections plusieurs fois (chaque mois) dans la période où sévit le RSV, à savoir, d'octobre à mars. Cependant, chaque traitement revient à environ 2800 euros par an et par enfant, en plus du prix de la consultation. Cette mesure est donc la bienvenue pour les familles qui ont eu un enfant prématuré.L'efficacité de ce remboursement sera évaluée d'ici trois ans. En tout le ministre F. Vandenbroucke a dégagé 1,264 millions d'euros par an. Seul reste à charge des parents, le ticket modérateur pour la consultation du médecin traitant ou du pédiatre.Cet effort consenti au niveau de la prévention sera en partie récupéré par la baisse du nombre d'hospitalisations de ces enfants. De plus à côté de la récupération de ces coûts directs, il ne faut pas négliger non plus la diminution des coûts indirects : absentéisme des parents,…Rappelons tout de même que ce médicament s'adresse essentiellement aux enfants qui en ont réellement besoin : prématurés mais aussi enfants souffrant d'affections respiratoires graves et chroniques (mucoviscidose, par ex.). Ces derniers en revanche ne peuvent pas (encore) bénéficier du remboursement total.

Mis à jour par le 20/01/2003
Créé initialement par le 15/01/2003

Sources : Communiqué de presse du ministre F. Vandenbroucke 23/12/02

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