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Pour vivre heureux, vivons casqués!

Pour vivre heureux, vivons casqués!

La tête d'un cycliste juché sur sa machine se trouve environ à plus d'1,60 m du sol, c'est-à-dire plus haut que sur n'importe quelle moto. En cas de chute, il faut compter moins d'une demi-seconde pour que la tête atteigne le sol, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour éviter le choc, d'autant que les pieds sont attachés aux pédales et que l'on tarde généralement à lâcher le guidon. L'impact sur une surface dure (asphalte, trottoir) survient alors à une vitesse de 18 km/h, ce qui représente précisément le seuil limite au-delà duquel on enregistre des lésions cérébrales irréversibles. En outre, ce calcul macabre ne tient compte ni de la vitesse du cycliste ni des obstacles qu'il risque de rencontrer dans sa chute et qui multiplient considérablement la violence du choc.

En absorbant la violence du choc, le casque permet alors de s'en tirer sans trop de mal. Sa qualité première ne doit donc pas être la solidité, mais sa capacité de déformation. En général, il est constitué d'une couche épaisse de polystyrène expansé recouvert d'un plastique dur de protection. Les casques sont aussi très confortables et légers, à peine quelques centaines de grammes, afin qu'on oublie rapidement leur présence. Toutes les conditions sont donc réunies pour favoriser leur diffusion parmi les cyclistes, même auprès de ceux qui, par nature, ont plutôt la tête dure. Elle ne l'est jamais assez!

Article publié par le 03/02/2004

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