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Pour les urgences ? Payez !

Pour les urgences ? Payez !
Nous avons trop souvent recours aux services d'urgences, le ministre vient de placer le tarif non-remboursable à 12,5 euros pour une consultation non justifiée…

Le ministre Vandenbroucke vient de prendre une décision importante en vue de réduire les surcharges que connaissent certains services d'urgences. Cette mesure nous touche de près puisque nous en sommes de très grands consommateurs. Conséquence immédiate, les soins " vraiment " urgents sont délaissés pour s'occuper de cas moins graves qui auraient pu être pris en charge par le médecin traitant.

Le médecin généraliste au centre

Les messages et les campagnes d'information n'ayant rien donné, le ministre a décidé de prendre le taureau par les cornes ou plutôt de ponctionner auprès des patients indélicats une quote-part de 12,5 euros pour toute présentation non justifiée aux urgences. Cette quote-part ne sera pas remboursée sauf si l'admission est justifiée. Elle l'est si :

  • Le patient s'est présenté sur prescription du médecin, même si celle-ci n'a été donnée que par téléphone
  • Le patient est arrivé aux urgences en ambulance
  • Le patient reste au mois 12 heures en observation
  • Le patient est hospitalisé
  • Les plaintes dont souffre le patient justifient l'accès au service d'urgences. Ceci sera apprécié au cas par cas sur base d'une liste rédigée par les médecins généralistes et les responsables hospitaliers de la région.
Cependant, l'objectif n'est pas uniquement de faire réfléchir les patients. La mesure se justifie aussi car elle pourrait mettre fin à une anarchie naissante dans les tarifs pratiqués par les hôpitaux. En effet, le patient ne paie le ticket modérateur que sur la consultation du médecin qui l'a traité. Pour mémoire, le ticket modérateur est la partie de la facture que vous payez. Dans le cas d'un hôpital, la facture n'arrive que des semaines plus tard au domicile du patient. Ceci constitue un manque à gagner d'autant plus important que, bien souvent, cette facture n'est jamais honorée par le patient.

Article publié par le 29/10/2002

Sources : Ministère des Affaires Sociales

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