Polyarthrite rhumatoïde

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Contrer la polyarthrite rhumatoïde suppose un travail d'équipe associant médecin rhumatologue, rééducateur et chirurgien. Si les traitements actuels ne permettent pas encore de la guérir, la recherche génétique dispose de sérieux atouts.

La polyarthrite rhumatoïde fait partie d'une grande famille de maladies qu'on appelle /*979/"auto-immunes"/*/. Ces pathologies sont dues à un dérèglement de l'immunité qui n'attaque plus seulement les éléments pathogènes étrangers à l'organisme (comme les virus par exemple), mais également les propres tissus de l'organisme. On n'en connaît pas encore bien les mécanismes, mais on sait déjà que l'hérédité joue un grand rôle et qu'il existe peut-être également des causes extérieures (alimentaires ou environnementales) et psychologiques.

Dans les maladies auto-immunes, on peut classer entre autres la /*1078/maladie de Crohn/*/ (côlon), la maladie de Basedow (thyroïde), certaines formes de diabète, la maladie de Horton, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, mais il en existe beaucoup d'autres. C'est donc l'ensemble de l'organisme qui est touché ou l'ensemble des tissus d'un même "système". C'est ainsi que l'on peut voir par exemple des /*987/vascularites/*/ (inflammation des artères par l'attaque auto-immunitaire) et des arthrites (par l'attaque des tissus articulaires), dont la polyarthrite rhumatoïde.

Au niveau biologique ces phénomènes immunologiques permettent d'aider le diagnostic par la recherche d'anticorps ; dans la polyarthrite rhumatoïde, il s'agit du facteur rhumatoïde.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie de gravité variable et d'évolution capricieuse. Il peut donc y avoir des périodes de rémission. Par ailleurs, il n'existe pas de médicament miracle. Le meilleur traitement est une coordination permanente de traitements aigus, de fond et de rééducation.

La polyarthrite rhumatoïde se manifeste surtout entre 30 et 60 ans. Elle évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémission.

La sévérité de la maladie peut être variable puisqu'il existe des formes peu sévères, moyennes (la majorité des cas) et sévères. Les articulations deviennent rouges, gonflées, chaudes, raides et douloureuses.

Les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde se calment en général le soir pour reprendre en fin de nuit, ce qui explique qu'un "dérouillage matinal" soit nécessaire à la remise en route des articulations. Les articulations des mains sont en général touchées en premier, avec les genoux, mais les autres articulations peuvent être atteintes avec l'évolution de la maladie (épaules, chevilles, coudes).

Par ailleurs, comme dans toutes maladies auto-immunes, on trouve des atteintes d'autres tissus et organes, comme les reins, le coeur, la peau (nodules sous-cutanés). Il existe également une baisse de l'état général lors des poussées. La polyarthrite rhumatoïde évolue globalement vers l'aggravation progressive et la perte de certains mouvements rendus impossibles par la déformation et la raideur des articulations.

S'il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement permettant de guérir la maladie, de nombreux moyens permettent de vivre avec.

En première ligne, on trouve les médicaments antalgiques et anti-inflammatoires qui sont efficaces sur la douleur.

Ensuite, il existe des médicaments permettant de ralentir la progression de la polyarthrite rhumatoïde. Ils agissent plus lentement, mais sont des traitements de fond. On a tendance actuellement à les associer, car ils ont des mécanismes d'action différents sur la réponse immunitaire.

Il existe aussi des traitements biologiques, ou biothérapies, qui agissent contre les protéines responsables de l'inflammation.

Au niveau des articulations elles-mêmes, il est possible de faire des ponctions pour évacuer les liquides articulaires ou des infiltrations de cortisone.

La kinésithérapie a également une grande importance puisqu'il s'agit d'une maladie chronique pouvant interférer avec les gestes de la vie quotidienne.

Une organisation à domicile est nécessaire avec l'adaptation des objets usuels à un maniement plus simple (peigne à gros manche par exemple).

Enfin, la chirurgie peut intervenir lors d'un blocage trop important d'une articulation (comme un blocage des tendons de la main).

Initialement publié par Dr Renaud Guichard le 16/04/2003 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19097" hreflang="fr">Marion Garteiser, journaliste santé</a> le 03/04/2013 - 14h19

www.citi2.fr/rhumato/pr100q/intro.htm (ce site édité par l'Institut de rhumatologie de l'hôpital Cochin propose des réponses à toutes les questions que l'on peut se poser sur la polyarthrite rhumatoïde de façon très exhaustive. Consulter également les annexes).

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mars648

Je souffre de cette maladie depuis mes 32 ans et j'en aujourd'hui 56ans.
je peux vous dire aujourd'hui qu'il y a de merveilleux traitements qui vous permettent de vivre pratiquement normalement
RM de Bruxelles( Belgique)

walpro

J'ai la polyarthrite depuis l'âge de 62 ans. J('ai maintenant 75 ans.
Ce n'est pas évolutif mais j'ai de temps en temps des poussées. Il y a 6 ans ont m'a détecté la maladie de Still.
Maladie qui serait apparentée à celle de la polyarthrite.
Comme médicament je prends 3 mg de cortisone.
Je vais chez un professeur à Erasme qui ne me propose pas autre chose.

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