Polyarthrite : comment soulager la douleur ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 16/10/2007 - 00h00
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Les rhumatismes sont souvent percus comme des maladies bénignes et inéluctables avec le vieillissement. C'est un tort, notamment en ce qui concerne les rhumatismes inflammatoires chroniques ou polyarthrites.

Car si de tels rhumatismes ne sont pas pris en charge, la maladie évolue fatalement vers une destruction des articulations et des douleurs accentuées à l'origine de handicaps sévères et irréversibles.

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Polyarthrite, une maladie douloureuse et handicapante

Les rhumatismes inflammatoires chroniques, également désignés par polyarthrite (inflammation de plusieurs articulations en même temps), regroupent de nombreuses affections : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, lupus érythémateux disséminé, syndrome de Gougerot-Sjögren, arthrite juvénile idiopathique, rhumatisme psoriasique, maladie de Still, sclérodermie, maladie de Behcet, etc.
Ces maladies ont la caractéristique d'être auto-immunes, c'est-à-dire liées à un dérèglement du système immunitaire. Les articulations sont l'objet d'une inflammation menant à leur autodestruction progressive. Raideurs matinales, gonflements des articulations, déformations et douleurs chroniques parfois violentes, entravent considérablement la vie quotidienne des malades. En l'absence de prise en charge, la polyarthrite conduit au handicap.

Les biothérapies, des médicaments révolutionnaires contre les polyarthrites

Il n'existe pas de traitement permettant de guérir les polyarthrites, mais des médicaments pour soulager la douleur et pour suspendre l'évolution de la maladie. Depuis quelques années, de nouvelles molécules sont disponibles : les biothérapies et notamment les anti-TNF alpha. Elles ont révolutionné la vie de certains malades en raison de leur exceptionnelle efficacité.
Il faut cependant savoir que peu de malades ont actuellement accès à ces médicaments novateurs et que cet accès est inégal, dépendant du lieu de résidence et du médecin qui suit le malade.
Ces molécules sont susceptibles de favoriser les infections, d'où la nécessité d'une surveillance rapprochée.
Et enfin, un pourcentage non négligeable de malades ne réagissent pas aux anti-TNF alpha. On dit qu'ils sont résistants à ce traitement. Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, les anti-CD 20, une autre biothérapie, peuvent être proposés et se révéler efficaces.

Au final, les biothérapies représentent une avancée majeure dans le domaine des rhumatismes inflammatoires chroniques. Mais certains malades sont en échappement thérapeutique, d'où la nécessité de poursuivre les efforts en matière de recherche.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 16/10/2007 - 00h00

Communiqué de presse de la Fondation Arthritis, septembre 2007 ; Campagne de prévention de l'Association française des polyarthritiques, octobre 2007.

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