La pilule moins populaire : est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Article créé le 19/05/2014 - 16h21 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 19/05/2014 - 15h21
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Une étude a montré qu’en France, la pilule est moins populaire depuis les controverses quant au risque d’attaque qu’elle fait courir aux femmes qui la prennent.

En Belgique aussi, il semblerait que la pilule soit en perte de vitesse.

Que faut-il en penser ?

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La controverse des pilules contraceptives

On se souvient de la controverse, au début de l’année 2013. En France, des jeunes filles qui ont subi un AVC avec des conséquences parfois très lourdes portent plainte contre le fabricant de leurs pilules. Celles-ci présentent comme effet secondaire une augmentation du risque d’AVC – celui-ci reste faible, mais pour celles qui sont touchées il est évidemment insupportable.

Le problème, c’est que le sujet est complexe : les spécialistes ne sont pas forcément d’accord entre eux, les statistiques pas évidentes à comprendre… En plus, seules certaines pilules sont concernées, dites de « troisième et quatrième généraltion ». Pas évident pour les femmes de s’y retrouver.

La conséquence, selon certains responsables de plannings familiaux et certains généralistes, était que les femmes renonçaient tout simplement à leur contraception. Avec, naturellement, une hausse des grossesses non désirées à la clé.

Arrêter la pilule, pourquoi pas ? Mais pas n’importe comment…

L’ironie, c’est que depuis des années de nombreuses voix (la plus éloquente étant probablement celle de Martin Winckler, médecin généraliste passionné de gynécologie, auteur à succès et blogueur influent) s’élevaient pour remettre en question le règne sans partage de la pilule parmi les moyens de contraception.

Elle est en effet trop souvent un choix par défaut, prescrit sans trop y réfléchir, presque automatiquement, par des gynécologues parfois mal inspirés. En effet toutes les femmes ne parviennent pas à prendre la pilule assez régulièrement pour qu’elle soit efficace. Et par ailleurs, certains médicaments ainsi que des problèmes de digestion peuvent diminuer son efficacité.

Il existe donc de nombreuses femmes qui prennent la pilule alors qu’elles seraient plus à l’aise avec une autre forme de contraception, et notamment les contraceptions de longue durée, comme le stérilet ou les implants.

On le voit, la diminution de l’utilisation de la pilule à cause du risque d’AVC est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Si elle est l’occasion pour vous de réfléchir à votre contraception, c’est une chose très positive…

Mais si vous décidez effectivement de laisser tomber la pilule, ne le faites pas sans avoir un plan B !

Billet initialement publié le 19/05/2014 - 16h21 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 19/05/2014 - 15h21
Ce billet fait partie du blog : Le blog de la Rédaction
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