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Les phyto-oestrogènes, ces composés végétaux si particuliers

Les phyto-oestrogènes, ces composés végétaux si particuliers
L'Agence francaise pour la sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient de publier un rapport analysant les effets des phyto-oestrogènes. Le texte est relativement alarmiste et nuance certaines allégations attribuées aujourd'hui à ces composés végétaux si particuliers…

Le terme " phyto-oestrogènes " regroupe plusieurs molécules issues du monde végétal, de structures différentes, mais présentant une similarité avec la structure de l'oestradiol (l'une des hormones sexuelles féminines majeures). Dans cette grande famille, les chefs de file sont les isoflavones du soja, qui font l'objet de nombreuses formulations en compléments alimentaires. A priori, cette similarité structurale leur donne la possibilité d'exercer un effet hormonal semblable aux hormones féminines. La réalité est cependant complexe et les phyto-oestrogènes ont pour l'heure une image assez ambiguë, balancant entre leur appartenance au grand groupe des " perturbateurs endocriniens " et leurs effets bénéfiques, notamment attribués par les études épidémiologiques menées en Asie. D'où l'intérêt de faire un bilan de grande envergure, un travail de fourmi réalisé par l'Afssa.

Le soja... et puis les autres

Plus de 1.500 études scientifiques publiées et validées ont ainsi été analysées. Les phyto-oestrogènes sont présents dans des denrées alimentaires variées : ils sont naturellement présents dans certains aliments destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants préparés à base de protéines de soja, et dans les aliments à base de soja (tofu, tonyu ou " jus " de soja, desserts à base de soja, " lait " de soja). Ils sont volontairement concentrés par les industriels dans les compléments alimentaires visant les femmes ménopausées. Six familles de molécules pouvant prétendre à l'appellation " phyto-oestrogènes " ont été identifiées. En fait, les données de la littérature concernent essentiellement une seule de ces familles, celle des isoflavones, molécules présentes en grande quantité dans le soja. Mais le houblon, par exemple, contient également des molécules de cette famille, les lignanes.

Article publié par le 29/03/2005

Sources : Source : http://www.afssa.fr

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