Peut-on échapper au mélanome ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 31/05/2016 - 14h44
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Le mélanome est un cancer de la peau relativement rare (1.500 nouveaux cas par an en Belgique environ), qui peut se révéler dangereux dans 10 à 20% des cas s’il n’est pas traité suffisamment tôt et devient métastatique. Or « le dépistage avant ce stade de métastases est parfois facile » précise le Dr Caroline Robert, chef de service de dermatologie de l’Institut Gustave Roussy à Paris. Il faut connaître sa peau, l’inspecter régulièrement à la recherche de grains de beauté suspects et la monter au dermatologue dès qu’on remarque une lésion qui se modifie.

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Qui doit surveiller sa peau ?

1.500 nouveaux cas de mélanome sont dépistés chaque année en Belgique.

En premier lieu, il faut savoir si l’on est à risque génétique, c’est-à-dire s’il y a des antécédents familiaux de mélanome dans la famille. Les peaux claires, les personnes aux cheveux blonds ou roux avec de nombreux grains de beauté sont également à risque, même si on sait que tous les mélanomes ne naissent pas à partir d’un grain de beauté.

Ensuite, il existe des facteurs acquis environnementaux, essentiellement liés aux expositions solaires. Il faut donc éviter les coups de soleil et les expositions aux UV artificiels en cabine de bronzage qui sont inutiles et également dangereuses.

Les personnes immunodéprimées ou atteintes de certaines maladies génétiques rares ont aussi un risque plus important de carcinome cutané et de mélanome.

Comment surveiller sa peau ?

Pour repérer très précocement un mélanome, « il faut parfaitement connaître sa peau, savoir où se trouvent ses grains de beauté et autres taches cutanées, sur les fesses, les bras, le cou, le dos, les cuisses, le cuir chevelu… », de façon à pouvoir reconnaître les lésions suspectes, c’est-à-dire les grains de beauté qui sont différents des autres et qui changent de taille, de forme, de couleur ».

L’objectif est de « surveiller leur stabilité, même si c’est parfois difficile car certains apparaissent de façon physiologique pendant certaines périodes de la vie (enfance, adolescence, grossesse) ». Nous devons tous être capables de savoir « si quelque chose s’est récemment modifié ou est apparu ». Au moindre doute, il importe de consulter son dermatologue ou médecin généraliste. Il sera capable de dire à quel rythme la surveillance doit être effectuée.

Pour vous guider, il existe une méthode très pratique dénommée ABCDE.

Responsabiliser

Pour faciliter le repérage, il est utile d’avoir des photos de ses grains de beauté sur les différentes parties du corps. Ces photos peuvent ensuite servir de référence pour la surveillance médicale et l’autosurveillance. Pour le Dr Caroline Robert, « il est inutile de refaire souvent ces photos, elles permettent surtout de voir si une lésion est apparue ou a changé ».
 

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 27/05/2015 - 09h53 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 31/05/2016 - 14h44

En collaboration avec le Dr Caroline Robert, chef de service de dermatologie de l’Institut Gustave Roussy (Institut de cancérologie).

Copyright Vidéo : http://www.vaincrelemelanome.fr/film-mélanome-de-l-importance-du-dépistage-précoce.html et http://vimeo.com/msdfrance/vaincre-le-melanome

Collectif Ensemble contre le mélanome : www.ensemblecontrelemelanome.fr

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