Passage à vide ou burnout?

Publié par Frédéric Wauters, journaliste le 19/01/2009 - 00h00
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Au coeur de l'hiver, le petit coup de fatigue n'est pas rare. En principe, cela n'a rien d'inquiétant. Hélas, certains coups de mou cachent parfois un mal d'autant plus redoutable qu'il s'installe en catimini: le burnout.

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Des signaux pour le reconnaître


Traduite littéralement, l'expression anglaise signifie "brûler toutes ses ressources". Le travailleur victime de burnout est en effet littéralement vidé de toute énergie physique, émotionnelle et intellectuelle. Il est totalement incapable de travailler, et le restera pendant plusieurs mois. Fort heureusement, le burnout ne se déclare pas du jour au lendemain, mais s'installe peu à peu. De nombreux signaux permettent de repérer le pré-burnout et de renverser la vapeur.

Maux de dos, fatigue, irritabilité: danger!


Le burnout frappe souvent les gens les plus impliqués dans leur travail, que ce soit par vocation, ou parce que leur employeur se montre trop exigeant. Les victimes potentielles font plus que leurs heures, ramènent du travail chez elles, et veulent obtenir des résultats. En soi, rien de répréhensible. Mais petit à petit, elles deviennent incapables de cloisonner vie professionnelle et vie privée. De plus en plus nerveuses et irritables, elles éclatent à la moindre contrariété. Ces signaux, repérables par l'entourage privé et professionnel, doivent agir comme un signal d'alarme, surtout s'ils marquent un changement dans le caractère du travailleur. Peu à peu, des symptômes physiques apparaissent: fatigue persistante, sommeil perturbé, maux de dos, céphalées, problèmes de digestion, troubles de l'appétit, et diminution de la libido. Des cercles vicieux se mettent en place: le travailleur se sent nul, dépassé par les événements, paniqué et impuissant. Il accumule les heures supplémentaires, mais son efficacité diminue, ce qui accroît la perte de confiance. Du coup, il perd le sommeil, et la fatigue le rend encore moins efficace, ce qui accroît son stress, et ainsi de suite. Au fil des mois, la situation s'aggrave, jusqu'à la crise de burnout, qui entraînera une incapacité de travail de plusieurs mois.

Publié par Frédéric Wauters, journaliste le 19/01/2009 - 00h00
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