Pas tous égaux devant le sport

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 27/09/2010 - 00h00
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Sport et génétique: la loi du moindre effort


Dans l'intimité du muscle, il arrive que l'on trouve en effet des combinaisons génétiques défavorables au sport, comme ces formes bénignes de myopathie qui n'entraînent pas de paralysie ou de fonte musculaire spectaculaire, mais simplement une irrépressible fatigue. Au niveau cellulaire, ces affections se traduisent par une excessive fragilité de membranes qui se rompent au moindre effort. Dans ce cas-là, le sempiternel conseil d'être actif pour demeurer en bonne santé ne s'applique plus. Chaque effort un petit peu trop intense laisse au contraire l'organisme en chantier. Et ce n'est pas le seul exemple. D'autres particularismes génétiques constituent des contre-indications. Par exemple certaines personnes atteintes d'une anomalie prennent systématiquement du poids lorsqu'elles sont actives. Plus elles se dépensent, plus elles grossissent! C'est le monde à l'envers. Et pourtant, ce sont bien les conclusions auxquelles aboutissent les chercheurs. Les gènes sont formels: nous sommes tous plus ou moins disposés à accomplir une certaine dose d'activité physique. Et si on contrarie cette inclination naturelle, on risque d'aboutir à des résultats désastreux. Parfois le sport fait pire que mieux!

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 27/09/2010 - 00h00 A human gene for physical performance, Nature, vol.393, 1998
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