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Parkinson : l'espoir des cellules souches

Parkinson : l'espoir des cellules souches
La maladie de Parkinson atteint les cellules nerveuses impliquées dans le contrôle des mouvements et entraîne donc des désordres moteurs. La greffe de cellules souches ouvre une nouvelle voie de traitement pour ces malades. Prélevées sur un patient parkinsonien, mises en culture, puis réimplantées dans les zones lésées du cerveau, elles permettent une récupération quasi totale des capacités motrices.

On a déjà évoqué l'intérêt des cellules souches dans la maladie de Parkinson. Pour rappel, la maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative au même titre que la maladie d'Alzheimer. Au cours de son évolution, les neurones qui meurent cessent de sécréter un neurotransmetteur, la dopamine (messager chimique servant à la communication entre neurones), ce qui entraîne des désordres moteurs (tremblements, raideur et lenteur des mouvements).Aujourd'hui, les chercheurs tentent d'utiliser la thérapie cellulaire pour remplacer les neurones déficients. Des expériences utilisant des neurones issus de fŒtus avaient déjà montré des résultats prometteurs. Mais étant donné les barrières éthiques provoquées par ce genre de pratiques, les chercheurs ont cherché à utiliser des cellules souches adultes.

Les cellules souches, qu'est-ce que c'est ?

Rappelons que les cellules souches constituent un réservoir de cellules de remplacement. Elles existent dans différents tissus sous une forme immature et gardent de ce fait la capacité de se multiplier rapidement. Elles peuvent ainsi pallier le phénomène de mort naturelle des cellules ou encore venir remplacer des cellules mortes suite à une lésion. Avant de pouvoir remplir le rôle des cellules qu'elles remplacent, elles doivent subir une étape de maturation ou de différentiation au cours de laquelle elles acquièrent les caractéristiques des cellules adultes et leurs fonctions. Suivant les messages qu'elles recoivent du milieu qui les entoure, elles se transformeront en un type cellulaire ou en un autre. Ici en l'occurrence, en neurone à dopamine.

Article publié par le 29/04/2002

Sources : Lévesque M. Congrès de l'Association américaine des neurochirurgiens. Chicago avril 2002.

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