• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    0 avis
  • Consultations (882)
  • Commentaires (0)

Paralysie à l'horizon

Paralysie à l'horizon
A la réception d'une sale chute,il arrive que l'on se retrouve plus ou moins complètement paralysé. Les questions se bousculent alors dans la tête de la victime: est-ce transitoire ou définitif? Et pourquoi le pronostic est-il si difficile à poser?

En janvier 2007, la skieuse francaise Sandra Laoura tombait lourdement à la réception d'un saut lors d'un entraînement au Canada. Médaillée de bronze des derniers Jeux de Turin, elle s'est retrouvée paralysée. Pourra-t-elle un jour remonter sur des skis? Tout le monde s'est évidemment posé la question. Seulement, les médecins réservent généralement leur avis en pareille situation. Malgré les immenses progrès en imagerie (notamment l'IRM), il reste très difficile de prédire quels accidents du rachis laisseront des séquelles. Statistiquement, on sait que 10 à 15% des traumatismes graves de la colonne s'accompagnent d'un déficit neurologique. Mais cela dépend beaucoup du type d'impact. Lorsqu'on tombe sur le dos, le rachis résiste la plupart du temps. Il est solide grâce notamment aux côtes qui fixent chaque vertèbre. Pour qu'il y ait fracture, il faut vraiment y aller très fort ou tomber sur une aspérité du terrain: un caillou, une racine. Le risque consiste alors à ce qu'un bout de vertèbre ou de disque fasse irruption dans un canal médullaire. Une lésion à ce niveau plonge la personne dans une paraplégie (paralysie des jambes) de très mauvais pronostic.

Le pire des pronostics

La situation est tout à fait différente lorsque la personne chute sur la tête. Les contraintes d'hyperflexion ou d'hyperextension associées très souvent à une rotation forcée entraînent une lésion des petits ligaments chargés de maintenir la stabilité du cou. Là encore, on craint qu'une éventuelle fracture ou déchirure discale ne traumatise la moelle épinière. On parle de sidération si la paralysie disparaît dans les jours qui suivent et, malheureusement, de tétraplégie (paralysie des bras et des jambes) en cas de rupture totale et définitive. Dans le pire des cas, une lésion au-dessus de la quatrième vertèbre cervicale entraîne une paralysie des centres respiratoires. Et donc la mort.

Article publié par le 27/03/2007

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
intervenez sur e-santé
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Maladies

Participez aux discussions les plus actives