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Le paradoxe perpétuel autour des pilules de 3è génération

Le paradoxe perpétuel autour des pilules de 3è génération
Depuis plus de cinq ans, les pilules de 3ème génération sont le sujet d'une polémique enflammée. La communauté scientifique reconnaît qu'elles entraînent un risque accru de phlébite et pourtant, les médecins continuent à les prescrire massivement. Pourquoi ?

Selon un rapport du comité européen des spécialités pharmaceutiques daté du 1er octobre 2001, les femmes sous pilule de 3è génération ont 10 à 20 fois plus d'accidents thromboemboliques veineux pour 100.000 femmes par an, par rapport à celles qui emploient une pilule de 2è génération. Par ailleurs, c'est au cours de la première année d'utilisation que ce risque serait le plus important.

L'OMS en cause

En 1995, l'Organisation Mondiale de la Santé a rendu publique les conclusions de trois études démontrant un risque accru de thrombophlébite veineuse et d'embolie pulmonaire. Ce risque est multiplié de 1,5 à 2 par rapport aux pilules de 2è génération. Mais comme le risque de thrombophlébite et d'embolie est faible, le fait de le multiplier par deux ne l'augmente finalement que relativement peu.Depuis, un bras de fer est engagé entre scientifiques et certains industriels qui tentent de minimiser ce risque.

Mais les conclusions des experts indépendants sont nettes, le risque de thrombose veineuse est multiplié par trois chez les nouvelles utilisatrices de pilule de 3è génération et par deux pour les utilisatrices régulières, par rapport à celles qui prennent des 2è génération.

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Article publié par le 26/11/2001 - 00:00

Sources : Le Figaro, 9 novembre 2001.

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