Papillomavirus : vaccins, dépistage, quoi de neuf ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/08/2016 - 10h20
-A +A

Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), virus qui est à l’origine de 70% des cancers du col de l’utérus, est disponible en Belgique depuis 2007. Nous avons demandé au Pr Philippe Simon, gynécologue, Chef de Clinique de la clinique de gynécologie à l’Hôpital Érasme à Bruxelles, ce qui a évolué dans la prévention du HPV depuis ce moment déterminant.

PUB

Vaccin contre le papillomavirus humain : efficace et sûr

Cela fait presque 10 ans que le vaccin contre le papillomavirus est administré à des millions de jeunes filles dans le monde. Deux vaccins, le Gardasil® et le Cervarix®, sont disponibles. Les études scientifiques montrent aujourd’hui qu’ils sont efficaces : dans la population vaccinée, il y a moins de personnes qui présentent des dysplasies modérées à sévères. Ces dysplasies sont les lésions précancéreuses : des zones où les cellules sont anormales, et qui peuvent évoluer vers un cancer. Le traitement contre ces lésions consiste à retirer les parties affectées de la muqueuse cervicale.

Par ailleurs, les vaccins contre le HPV sont sans danger : il y a des effets secondaires en effet, mais ils sont bénins : douleur au point d’injection, maux de tête, courbatures, fatigue… « Ces résultats viennent d’études épidémiologiques qui n’ont pas été financées par les firmes pharmaceutiques », précise le Pr Philippe Simon. « Dans les premiers temps, il y a eu des inquiétudes, mais on peut aujourd’hui être certain de la sûreté du vaccin. »

L’utilisation du vaccin évolue

En presque 10 ans, l’utilisation du vaccin contre le HPV a cependant évolué. « On s’est rendu compte que les trois injections que l’on pensait nécessaires pour être protégé contre le virus ne sont pas indispensables », continue le Pr Philippe Simon. Aujourd’hui, deux injections suffisent pour les jeunes filles de moins de 15 ans. On pense aussi à protéger les garçons : « À l’origine, l’idée de vacciner les garçons visait à protéger plutôt les filles : un garçon vacciné ne peut transmettre le virus à ses partenaires, qui risquent donc moins de développer le cancer du col de l’utérus. Mais en ce moment on voit que la vaccination contre le papillomavirus protège aussi les hommes contre des cancers de la gorge et de l’anus ». Cette vaccination n’est cependant pas sur le calendrier vaccinal, et donc pas remboursée à l’heure actuelle en Belgique.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/08/2016 - 10h20 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/08/2016 - 10h20
Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
Ursule

Pr LEE : "Arrêtons d'utiliser le Gardasil, il n'empêche pas le cancer du col de l'utérus"

https://www.youtube.com/watch?v=srsE2x3lJQg

Dr Dalbergue: "Le Gardasil sera le plus grand scandale médical de tous les temps"

http://initiativecitoyenne.be/article-dr-dalbergue-le-gardasil-sera-le-…

PUB
A lire aussi
Cancer du sein: sur la piste d'un vaccin préventif Mis à jour le 21/06/2010 - 00h00

Les vaccins sont classiquement utilisés pour prévenir les maladies infectieuses. Mais on pourrait bientôt recourir aussi à la vaccination contre le cancer du sein , comme le suggèrent des chercheurs qui, après avoir testé avec succès leur vaccin chez...

Plus d'articles