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Paludisme : un cas particulier de fièvre

Paludisme :  un cas particulier de fièvre
Une fièvre déclenchée lors d'un voyage en pays tropical ou peu après le retour, doit amener à consulter rapidement car elle peut annoncer un paludisme ou une autre infection ayant pour origine nombre de parasites ou virus.

Fièvre et voyage en pays tropical

Actuellement, on assiste à un développement important des voyages et notamment à destination des pays tropicaux. Il y a non seulement une augmentation du nombre de voyageurs, mais également une plus grande diversité d'âges. Cette " banalisation " du voyage ne doit pas faire oublier les risques pour la santé et en premier lieu le paludisme. La fièvre en est le signe principal et parfois le seul. Le paludisme peut être mortel en l'absence de traitement adéquat.La gravité potentielle du paludisme fait que ce diagnostic doit être évoqué en priorité devant une fièvre en cours de voyage ou au retour, sous réserve que le pays visité soit à risque de malaria. A la base, il n'est donc pas pensable de visiter un pays chaud sans s'informer au préalable du risque de paludisme. Si ce risque est certifié, un traitement préventif est prescrit (il peut varier selon les pays), et doit être pris tous les jours sans exception au cours du voyage mais également au retour pendant plusieurs jours.L'examen en " goutte " épaisse permet de faire le diagnostic par la recherche de parasites dans le sang. Le résultat est rapide et fiable.Bien que souvent moins graves, les autres causes de fièvre en pays tropical sont également à rechercher : causes parasitaires (leishmanniose, bilharziose, amibiase, trypanosomiase...), bactériennes (salmonellose, shigellose...) ou virales (hépatites virales, méningites...). Ces causes sont très nombreuses et leur diagnostic repose avant tout sur les circonstances précises du voyage (lieu, altitude, mode de vie, aliments et liquides ingérés, zones d'endémie pour tel ou tel parasite ou virus) et les circonstances d'apparition de la fièvre (début, délai par rapport au voyage, signes associés).

Fièvre et troisième âge

La particularité de la fièvre chez une personne âgée, est qu'elle survient sur un terrain fragile et qu'un retard de diagnostic peut avoir des conséquences fatales. Il faut être d'autant plus prudent que les autres symptômes correspondant à la maladie causale sont soit absents (comme les signes de péritonite) soit difficiles à mettre en évidence (comme une raideur de la nuque en cas de méningite sur des cervicales pleines d'arthrose). Il ne faut en fait pas attendre les signes de gravité (peau marbrée, problèmes respiratoires, troubles de conscience) pour consulter. Un traitement antibiotique est d'ailleurs souvent commencé avant d'avoir le diagnostic, que l'on suspecte un problème bactérien ou viral (risque de surinfection pulmonaire dans une grippe par exemple).Les causes les plus fréquentes de fièvre chez la personne âgée sont :

  • l'infection respiratoire,
  • l'infection urinaire,
  • l'infection cutanée,
  • et les infections intra-abdominales (sigmoïdite, appendicite).
Une particularité chez la personne âgée est que l'on peut trouver plusieurs causes de fièvre parfois isolée, non infectieuses :
  • la Maladie de Horton (maladie inflammatoire),
  • l'infarctus du myocarde,
  • la phlébite,
  • les cancers du sang ou du rein.
En pratique, il faut être prudent et vigilant en raison de la difficulté du diagnostic (parfois peu de signes associés), et de la rapidité de la dégradation générale. Comme chez le nourrisson, la fièvre doit également être traitée pour elle-même (antipyrétiques, de préférence paracétamol, actions externes de baisse de la température corporelle) en raison du risque de déshydratation (qui doit également être compensée).

Article publié par le 24/10/2001

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