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Ostéopathies : ne les confondez pas

Ostéopathies : ne les confondez pas
On désigne par le mot ostéopathie une médecine douce qui se targue de soigner toutes sortes de maux par manipulation des articulations. Seulement, ce terme s'applique aussi à décrire l'ensemble des maladies osseuses. Pour ne plus jamais confondre les deux, lisez ce qui suit.

Ostéopathie: un peu d'histoire

Lorsqu'on évoque l'ostéopathie dans le grand public, on pense le plus souvent à une sorte de kinésithérapie alternative qui repose sur la croyance que la plupart des maladies résultent d'un désordre articulaire. L'idée remonte à Andrew Taylor Still (1828-1917), médecin du Missouri qui eut la douleur d'assister à la disparition de trois de ses enfants atteints de méningite. Rendu amer par l'inefficacité de la science de son époque, il élabora cette curieuse théorie selon laquelle les maladies naissent de la compression des artères à la suite de micro-luxations silencieuses.
La chiropractie est née quasiment en même temps dans l'esprit d'un épicier américain, Daniel David Palmer (1844-1913) qui conclut de facon similaire à la responsabilité de nerfs coincés par les déviations du rachis dans la genèse de toutes les pathologies, y compris les angines, le diabète, le cancer, l'infarctus, etc.

Ostéopathie: un grand crédit auprès des sportifs

Comme pour l'homéopathie, ces idées peuvent sembler un peu naïves au regard des connaissances actuelles. Mais elles continuent de jouir d'un grand crédit surtout parmi les sportifs qui sont persuadés qu'ils doivent régulièrement se faire remettre en place par des mains expertes. Ils sont renforcés dans cette croyance par le côté un peu magique de ces manipulations qui consistent à faire craquer les articulations comme s'il s'agissait de dégripper le squelette. En fait, ce bruit est simplement dû à un phénomène de cavitation lors du brusque écartement des deux surfaces articulaires. Une bulle se forme dans le liquide articulaire et, à condition d'attendre entre 15 et 30 minutes que les gaz se dissolvent à nouveau, on peut répéter cette opération quasiment à l'infini. Assez banals sur le plan de la physiologie, ces craquements prennent souvent une grande importance dans l'esprit du patient. Il leur attribue toutes sortes de bienfaits et se trouve réellement mieux à l'issue de la séance. Il n'y aurait donc rien à dire sur ces kinésithérapies douces si ce n'est qu'elles risquent parfois de détourner des patients atteints de pathologies plus graves des soins auxquels ils pourraient normalement prétendre.

Article publié par le 05/12/2006

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