• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    0 avis
  • Consultations (1319)
  • Commentaires (0)

Aux origines du coeur d'athlète

Aux origines du coeur d'athlète
Le sport fait grossir le cŒur dans des proportions telles que les médecins n'hésitent pas à parler de "cŒur d'athlète".

Il y a un peu plus d'un siècle, un chercheur scandinave publiait le premier article scientifique consacré au cŒur d'athlète. Sans autre outil que ses dix doigts, Henschen avait identifié une série de particularités cardiaques chez les skieurs de fond, notamment un développement inhabituel des cavités et un rythme cardiaque particulièrement lent. Toutes ses observations furent confirmées plus tard avec les techniques d'imagerie médicale. Un cŒur d'athlète peut aller jusqu'à doubler sa capacité habituelle. Pour une personne sportive de 70 kilos, il atteindra facilement 1 litre et demi contre 750 ml pour un sédentaire. Rien d'anormal à cela. Au contraire, un gros cŒur témoigne d'une bonne adaptation aux efforts … C'est une des raisons pour lesquelles les médecins encouragent à faire du sport, surtout des disciplines dites "d'endurance" comme le vélo, la course à pied, la natation. En clair, on muscle son cŒur!

Comme deux gouttes d'eau

Pour ceux qui pratiquent le sport de facon vraiment intensive, ce développement peut prendre des allures impressionnantes au point d'inquiéter les spécialistes. Le cŒur du sportif en vient à ressembler à celui que l'on décrit dans le cadre de certaines pathologies. Pour le médecin, il est alors très difficile de ne pas se tromper. Or, ici, un faux diagnostic brise des vies: soit qu'on interdise la poursuite d'une passion, soit qu'on lance dans la compétition des individus qui présentent des risques cardiaques. Par le passé, plusieurs jeunes sportifs virent ainsi leurs espoirs inutilement sacrifiés pour avoir présenté des signes cardiaques qui démontraient seulement leur bonne adaptation à l'effort. On conseilla même à Eddy Merckx, alors âgé de 19 ans, de mettre un terme à sa carrière, après lui avoir découvert une pseudo-anomalie à l'électrocardiogramme, ce qui était probablement le signe d'un spectaculaire cŒur d'athlète. Mais on connaît aussi le cas inverse de sportifs frappés par la mort subite dans la fleur de l'âge parce que personne n'avait pu déceler leurs problèmes circulatoires. La frontière de la dangerosité est plutôt floue, mais il existe cependant différents moyens d'analyse: électrocardiogramme, échographie, test d'effort, examen Doppler ou même biopsie. Malgré tout, il arrive que le doute subsiste …

Article publié par le 15/07/2003

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Informations par sport

Participez aux dernières discussions mises en ligne