Opération de la cataracte : le point sur les implants

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 25/03/2015 - 09h41
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Grâce à l’essor de la chirurgie réfractive, la correction des troubles visuels est de plus en plus performante. En raison d’une population vieillissante, l’opération de la cataracte, qui consiste à remplacer le cristallin par un implant, est l’intervention la plus réalisée dans notre pays.

Le point sur les différents types d’implant, sorte de cristallin artificiel.

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La cataracte, c’est quoi exactement ?

Le cristallin est une sorte de lentille très puissante qui assure l’accommodation et permet donc de voir net selon la distance. Or avec l’âge, il tend à s’opacifier, c’est la cataracte. Cette opacification très progressive du cristallin est à l’origine de divers troubles visuels : baisse de la vision, éblouissement, inconfort visuel, sensation de lunettes sales, de brouillard devant les yeux, altération des couleurs (jaunissement), etc.

Hélas, nous ne savons pas stopper la cataracte. En revanche, la chirurgie réfractive s’est développée et nous disposons aujourd’hui d’implants très performants pouvant remplacer un cristallin opacifié et offrir une excellente vision. Encore mieux, les implants peuvent corriger en plus un autre trouble visuel, une mauvaise vision de loin ou près, voire parfois les deux en même temps !

En Belgique, l'opération de la cataracte est de plus en plus fréquente. Il y a entre 70 000 et 80 000 opérations par an, c'est plus que dans les autres pays industrialisés. Si la moyenne d'âge pour l'opération est élevée, ce n’est pas l’âge qui doit guider la décision d’intervenir ou non, mais la gêne visuelle au quotidien. La vue est un facteur primordial dans le maintien de l’autonomie et dans la prévention des chutes des personnes âgées. Il est donc inutile, voire dangereux, d’attendre trop longtemps. 

L’opération de la cataracte : chaque implant a ses propres caractéristiques

Concrètement, l’opération de la cataracte consiste à extraire tout ou partie du cristallin opacifié et de le remplacer par un implant. Selon les cas, l’implant corrigera la cataracte uniquement ou en plus un autre problème réfractif comme une presbytie, une myopie ou une hypermétropie, ce qui permettra au patient de se passer de lunettes pour voir de loin ou de près, ou les deux. Il existe pour cela plusieurs types d’implant.

L’implant monofocal 

Il permet de corriger en plus de la cataracte une distance de vision, mais une seule, soit la vision de près, soit la vision de loin. Ainsi, une personne qui voit mal à la fois de loin et de près devra choisir en concertation avec son chirurgien la distance de vision à corriger avec l’implant. S’il s’agit par exemple de la vision de loin, elle devra alors encore porter des lunettes pour voir de près. C’est le mieux remboursé par la sécurité sociale.

L’implant multifocal

Il permet de corriger simultanément plusieurs distances de vision et donc de se passer de lunettes : c’est pourquoi il séduit de plus en plus de personnes, même si une partie du coût de l’implant reste à charge de l’assuré.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 25/03/2015 - 09h41

Société française d’ophtalmologie, 121ème Congrès de la Société Française d’Ophtalmologie, du 9 au 12 mai 2015, www.sfo.asso.fr.KCE reports vol.42 B

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