Difficile de ne pas avoir entendu parler des oméga-3. Mais si le nom est évocateur, les effets sur la santé sont souvent moins concrets à discerner. Si on sait que c'est bon pour le coeur, on ignore généralement que c'est aussi bon pour le cerveau. Le point sur les dernières avancées dans le domaine.
Acides gras essentiels à l'organisme, les oméga-3 sont assez peu présents dans la nature. Abondants dans certaines huiles végétales (noix, soja, colza, lin, chanvre...), ils foisonnent aussi dans les poissons gras et, dans une moindre mesure, dans les produits de la mer en général et les aliments enrichis. Ces sources alimentaires ne sont pas ancrées dans les habitudes des Belges. Or, des apports sont indispensables chaque jour pour couvrir les besoins.
On connaît depuis longtemps la richesse particulière du tissu nerveux (cerveau, rétine) en oméga-3, particulièrement ceux présents dans le poisson (l'EPA et surtout, le DHA). Et les recherches des 20 dernières années ont établi qu'un apport en cet acide gras pendant la grossesse et l'allaitement est nécessaire à la formation du tissu nerveux du foetus et au développement des fonctions visuelles et cognitives de l'enfant.
Plus récemment, d'autres travaux ont mis en évidence l'implication des oméga-3 dans la santé mentale au sens large. Ceux-ci étaient basés au départ sur l'observation que des patients atteints de maladie d'Alzheimer, ou de maladies psychiatriques diverses (dépression, schizophrénie, hyperactivité, déficit d'attention et autisme), avaient souvent des teneurs sanguines plus faibles en EPA et/ou en DHA que des sujets témoins.
Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
29/04/2008
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