Les oméga-3 : une nouvelle méthode pour arrêter de fumer ?

Publié par Isabelle Eustache le 13/11/2014 - 09h47
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Une étude publiée par des chercheurs israéliens indique qu’une supplémentation en oméga-3 aide à diminuer le nombre de cigarettes fumées.

Ces acides gras très spéciaux pourraient-ils ouvrir la voie à une nouvelle méthode de sevrage tabagique ?

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Les oméga-3 sont associés à certains troubles mentaux

Malgré toutes les méthodes d’aide à l’arrêt du tabac, le sevrage reste une aventure périlleuse rarement réussie au premier ni même au deuxième essai.

Afin de faciliter la tâche des fumeurs candidats au sevrage, les travaux de recherche se poursuivent. Certains d’entre eux s’intéressent aux oméga-3. Ce sont des acides gras polyinsaturés rendus très célèbres par leurs effets cardiovasculaires puis anti-cancer. Mais ces acides gras sont également présents dans le cerveau où ils jouent un rôle prépondérant dans le développement cérébral. Certains déséquilibres en oméga-3 ont également été associés à des troubles mentaux, comme la dépression, le stress et l’anxiété, des affections fréquentes chez les fumeurs et lors du sevrage. D’où l’idée d’analyser les effets d’une supplémentation en oméga-3 chez les fumeurs.

Une vingtaine de volontaires fumeurs de plus de 10 cigarettes par jour (15 en moyenne) ont été recrutés. La moitié d’entre eux ont reçu un placebo, tandis que les autres recevaient une dose journalière d’oméga-3 (2,710 mg d’EPA ou 2,040 mg de DHA).

Les oméga-3 diminuent les besoins en nicotine

Alors qu’il n’était aucunement demandé aux sujets d’arrêter ou de diminuer leur consommation de tabac, les fumeurs sous oméga-3 ont spontanément réduit leur nombre de cigarettes en fumant en moyenne deux cigarettes de moins par jour, soit une réduction de 11% en 30 jours.

Conclusion : les oméga-3 diminuent les besoins en nicotine, effet qui pourrait être utilisé comme aide au sevrage.

Ce résultat confirme des observations antérieures selon lesquelles le tabagisme neutralise les acides gras présents dans le cerveau pouvant mener à des carences affectant « la neurotransmission dans des zones du cerveau associées au plaisir et à la satisfaction ».

Les recherches dans ce domaine doivent se poursuivre. En attendant, on peut recommander plus particulièrement encore aux fumeurs de veiller à des apports suffisants en oméga-3. Les compléments alimentaires, même s’ils sont dénués d’effets indésirables, ne représentent pas la seule solution. En effet, certains aliments peuvent facilement booster nos apports : poisson gras deux à trois fois par semaine, huile de colza, noix, amandes, graines de sésame, etc.

Publié par Isabelle Eustache le 13/11/2014 - 09h47

Sharon Rabinowitz-Shenkar et al., Journal of Psychopharmacology, novembre 2014. 

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