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L'obésité trouble le rythme cardiaque

L'obésité trouble le rythme cardiaque La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme le plus fréquent. On s'attend à ce que son incidence monte en flèche au cours de la décennie à venir. A la liste des facteurs de risque, il convient d'ajouter l'obésité.

La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque. Le rythme normal des oreillettes disparaît et est remplacé par des contractions rapides et inefficaces. Cette anomalie se répercute sur les ventricules, dont les contractions deviennent irrégulières et souvent rapides.

Plusieurs facteurs de risque ont déjà été identifiés : l'avancée en âge, le diabète, l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires. Or, ces pathologies étant en forte croissance, on estime que le nombre de fibrillations auriculaires (FA) pourrait être multiplié par sept d'ici une dizaine d'années.

A la recherche de solutions préventives, les cardiologues se sont demandé si l'obésité ne pouvait pas représenter, elle aussi, un facteur de risque indépendant. Cette hypothèse est cohérente dans la mesure où l'obésité est déjà significativement associée aux autres facteurs identifiés avec certitude.

Afin de la vérifier, 5.300 volontaires âgés en moyenne de 57 ans, dont 3.000 femmes, et ne présentant pas de FA, ont été recrutés. Leur indice de masse corporelle (IMC) a été mesuré, ainsi que leurs paramètres morphologiques cardiaques.

Après un suivi d'une douzaine d'années, une FA est survenue chez 526 participants. Les auteurs observent une hausse de 4% du risque de FA pour chaque accroissement d'un point de l'IMC. Ainsi, comparativement aux sujets d'IMC normal, le risque de FA chez les sujets obèses est de 1,52 chez les hommes et de 1,46 chez les femmes. Selon les auteurs, l'obésité provoque une dilatation de l'oreillette gauche. Toutefois, le mécanisme n'est pas élucidé.

Reste maintenant à vérifier si la perte de poids diminue le risque de FA. Si c'est le cas, l'obésité serait donc bien un facteur de risque évitable, car de surcroît modifiable.

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Article publié par le 04/01/2005

Sources : Wang T. et coll., JAMA, 292 : 2471-2477, 2004.

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