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Les neurones aiment le sport

Les neurones aiment le sport
De nombreuses études font état des bienfaits du sport sur les maladies neurologiques telles que la dépression, le Parkinson, et l'Alzheimer... sous certaines conditions.

Comment chouchouter son hippocampe?

On admet depuis longtemps que certains bienfaits du sport sur le fonctionnement cérébral sont le résultat d'une amélioration de l'oxygénation. La mesure des flux sanguins indique en effet jusqu'à 30% d'augmentation de la circulation à l'effort et l'expérience a montré, chez les chimpanzés, que cela favorisait le processus de "capillarisation" c'est-à-dire le renforcement de l'irrigation cérébrale par le développement d'un microscopique réseau de distribution (capillaire = de la taille d'un cheveu). Un autre mécanisme d'action a lui aussi été évoqué: celui du réveil synaptique. En clair, les sollicitations amélioreraient le réseau de communication entre les cellules nerveuses. A la longue, on assisterait même à la formation de nouveaux neurones dans une importante zone carrefour du cerveau, l'hippocampe (1).

La solitude du coureur de fond

Les choses ne sont cependant jamais aussi simples qu'on le croit. Grâce à une nouvelle étude sur les rats, on s'est apercu que l'état d'esprit comptait beaucoup dans l'influence bénéfique du sport sur l'intellect (2). Ainsi, des chercheurs de l'Université de Princeton (New Jersey) ont eu l'idée de tester l'influence de la course à pied sur deux populations de rats: les uns vivant en groupe, les autres condamnés à la solitude. On a alors constaté que seuls les rats du premier groupe bénéficiaient de l'effet attendu d'un grossissement de l'hippocampe. Chez les seconds, on enregistrait au contraire un processus de régression. Ces neurobiologistes en ont déduit que l'accumulation des stress (sport + isolement) suffit pour bloquer une adaptation naturelle de l'organisme.

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Article publié par le 14/08/2006 - 23:00

Sources : (1) Quand l'exercice monte à la tête, par Richard Chevalier La Presse, le 22 février 2004. (2) Social Isolation delays the positive effects of running on adult neurogenesis, par Stranahan, Khalil et Gould Nature Neuroscience, 9, 526-533 (2006).

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