Isabelle Eustache, journaliste Santé

Mon matelas est-il pollué ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 15/11/2016 - 15h45
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Les matelas tout comme les oreillers représentent des sources de pollution intérieure. En effet, les matelas dégagent des substances toxiques qui s’ajoutent à celles émises par toutes sortes d’objets et de matériaux présents dans notre environnement et par nos activités. Comment s’en protéger ?

Quelles sont ces substances toxiques inhalées par le dormeur ?

Allongé sur son matelas, le dormeur est susceptible d’y inhaler toutes sortes de substances polluantes. Il est difficile de les lister car elles dépendant des substances utilisées pour la fabrication du matelas (qui ne sont pas forcément communiquées par les fabricants) : mousses en polyester ou en polyuréthane (dérivé du pétrole), colles, plastiques, tissus, mais aussi des substances chimiques utilisées pour le traitement des matelas : contre l’humidité, contre l’incendie, la chaleur, etc. C’est ainsi que nos matelas dégagent des composés organiques volatils (COV), des phtalates, des isocyanates et des retardateurs de flammes, etc.

Que sait-on exactement de ses émissions toxiques ?

Tous les matelas émettent des COV, mais les émissions sont plus importantes avec les matelas neufs par rapport aux matelas usagés.

Les matelas mousse en polyuréthane dégagent plus de COV que ceux en polyester.

Les matelas anciens, et plus particulièrement ceux destinés aux bébés, émettent plus de phtalates que les matelas récents. Ce phénomène est lié à l’interdiction récente des phtalates dans tous les objets destinés aux bébés, dont les matelas. En effet, soulignons que les nourrissons sont beaucoup plus sensibles à tous ces polluants dont les effets sur la santé sont encore mal connus. 

La position adoptée sur le matelas joue-t-elle ?

Sans surprise, on inhale davantage de substances toxiques sous la couverture et en position ventrale par rapport à la position sur le côté, dormir sur le dos étant celle où on respire le moins de vapeurs polluantes.

À savoir : l’humidité produite par la respiration lorsque le visage est tourné vers le matelas tend à augmenter les émissions des substances présentes dans les matelas.

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 04/11/2014 - 10h04 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 15/11/2016 - 15h45

Congrès international sur la qualité de l'air intérieur, Brisbane, Australie, juillet 2012. Boor BE. Et al., Environ. Sci. Technol., 2014 Mar 18;48(6):3541-9. doi: 10.1021/es405625q. Epub 2014 Mar 3., http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Brandon+Boor. 

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