Existe-t-il un lien entre notre consommation de sucre et le cancer? Oui et la relation est très forte. Notre consommation de sucre pourrait même expliquer l'épidémie de cancer actuelle. Explications.
Notre consommation de sucre blanc raffiné a littéralement explosé
La consommation de sucre est passée de 5kg par an et par personne en 1830, à 35 kg en Belgique en 2000, voire 70 kg aux Etats-Unis (1). Le sucre que nous mangeons est transformé dans l'organisme en glucose, forme directement utilisable par les muscles, les organes et le cerveau. Mais le sucre raffiné a la particularité d'avoir un index glycémique élevé, c'est-à-dire qu'il se retrouve très vite dans le sang. En réponse, notre organisme libère immédiatement beaucoup d'insuline pour favoriser la pénétration de ce glucose dans les cellules et diminuer la glycémie.
Enfin, la sécrétion d'insuline s'accompagne de la libération d'une autre molécule, l'IGF pour insuline-like growth factor. Or l'IGF a la caractéristique de stimuler la croissance des cellules.
L'IGF favorise la croissance des cellules, dont les cellules cancéreuses, mais elle stimule également la production de facteurs de l'inflammation, qui, eux aussi, profitent aux tumeurs.
Au final, l'insuline et l'IGF encouragent la prolifération des tumeurs, mais aussi leur capacité à envahir les tissus voisins.
C'est ainsi que le sucre aide les tumeurs à se développer. Autrement dit, plus on mange de sucre, plus notre risque de cancer est élevé. L'explosion de notre consommation de sucre raffiné explique certainement l'épidémie de cancer actuelle!
Pour preuve, voici les résultats de quelques études citées par David Servan-Schreiber dans son livre "Anticancer": "chez des femmes de moins de 50 ans, celles qui présentaient le plus haut taux d'IGF avaient 7 fois plus de risque de faire un cancer du sein" par rapport aux femmes qui avaient le taux le plus bas. Ce même phénomène a été observé pour le cancer de la prostate, avec un risque 9 fois moins élevé. L'index glycémique est aussi associé au cancer du pancréas, du côlon et des ovaires.
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