Maladie de Chagas : sauver 10.000 à 20.000 bébés par an

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 30/11/2004 - 00h00
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Une équipe de chercheurs belges a mis au point des méthodes simples et fiables de diagnostic et de traitement de cette maladie de la pauvreté. Un espoir d'éradication de cette maladie parasitaire qui fait des ravages en Amérique latine.

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Un parasite vivant dans le sang

Associée à la pauvreté, la maladie de Chagas se transmet le plus souvent à l'homme par des insectes vecteurs hématophages, par transmission sanguine ou encore par voie congénitale (mère-fŒtus). Les parasites en cause sont des punaises (généralement le tripanosome cruzi) qui se nourrissent du sang de leur hôte et y vivent et prolifèrent dans les habitats précaires.Inconnue chez nous, cette maladie constitue un problème de santé publique majeur en Amérique latine: de 16 à 18 millions de personnes sont infectées, 3 à 4 millions souffrent de pathologies invalidantes et 45.000 en meurent chaque année. En matière d'impact sur la santé publique, cette maladie arrive en 4e position sur le territoire latino-américain après les infections respiratoires, les diarrhées et le SIDA.Il n'existe aucune étude en Europe. 500.000 à 700.000 personnes seraient infectées aux Etats-Unis.

Atteintes cardiaques et digestives

Après une phase aiguë, la maladie évolue généralement vers une phase chronique asymptomatique. Si cette forme indéterminée peut durer toute la vie chez certains patients, elle évolue chez 30 à 40% d'entre eux, 10 à 30 ans après la contamination, vers des phases chroniques symptomatiques: cardiaques (cardiopathie chronique, fréquemment responsable de morts subites) ou digestives (entraînant des dilatations des organes digestifs).

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 30/11/2004 - 00h00 Communiqué de presse "Un succès de la coopération nord-sud reconnu par l'OMS. Progrès majeur dans le contrôle de la maladie de Chagas congénitale", CGRI-APEFE-CUD-ULB, 29 octobre 2004.
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