Louise Delage ou l’alcoolisme ordinaire

Publié par Isabelle Eustache le 29/09/2016 - 11h45
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L’alcoolisme ordinaire, c’est ce que dénonce cette campagne très originale, diffusée sur les réseaux sociaux via un faux compte Instagram, mettant en scène Louise Delage, une jeune fille charmante et dynamique... mais dépendante, qui boit constamment de l’alcool en toute élégance et en toute discrétion. Une façon efficace de montrer à quel point la dépendance à l’alcool peut être insidieuse.

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Les différents visages de la dépendance à l’alcool

Addict’Aide, un site français consacré aux addictions, a ouvert début août un faux compte Instragram mettant en scène la vie de Louise Delage.  Au début, personne ne remarque l’insidieuse compagnie de la jeune fille, tellement elle est banale. Pourtant, à y regarder de plus près, on voit systématiquement sur chacune des photos de Louise Delage, un verre de vin, un cocktail, une bière, une bouteille… Cette belle fille branchée qui voyage beaucoup, boit tout simplement de l’alcool en toute occasion. Quel mal y a t-il ? Elle est dépendante, c’est évident ! Mais qui des 50.000 likeurs et des 7.500 followers a remarqué sa dépendance à l’alcool ? C’est ce que dénonce cette campagne coordonnée et réalisée par le Fonds Actions.

Nous connaissons tous une Louise, addicte à l’alcool

Nous avons tous en tête cette image de l’alcoolisme « massif » : un homme ou une femme qui titube et raconte des choses incompréhensibles. Mais l’addiction à l’alcool peut débuter de façon très insidieuse, avec de petites doses tous les jours, comme Louise Delage.

Finalement, à bien y réfléchir, nous avons tous dans notre entourage une personne qui a très souvent un verre à la main, qui ne refuse jamais une boisson alcoolisée et profite de chaque occasion, voire abuse. C’est l’alcoolisme ordinaire ! Une façon de consommer de l’alcool socialement acceptée qui passe quasiment inaperçue. Or pas la peine d’alcoolisation massive pour avoir une dépendance à l’alcool ni pour mettre sa santé en danger (cancers, maladies cardiovasculaires, accidents, suicides…). Le plus difficile est peut-être de reconnaitre que l’on a un problème avec l’alcool. Ensuite, en cas de consommation à risque, il faut se faire aider.

Faites le test e-sante : Quelles sont vos relations avec l'alcool ?

A visualiser : La vidéo de la campagne Addict’Aide

Pour se faire aider : Aide alcool.

Publié par Isabelle Eustache le 29/09/2016 - 11h45

Addict’Aide, www.addictaide.fr

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wildef1956

Pour un alcoolique dépendant, un verre c'est trop et dix ce n'est pas assez ! Quand l'habitude s'installe en fêtant chaque émotion bonne ou mauvaise avec des raisonnements comme ; " avec un verre, ça va passer ..." ou " un petit verre? on l'a bien mérité ! " Quand certains oublis se font plus fréquents, quand l'envie de faire un détour chez x ou y pour "discuter" se fait plus pressant, quand le regard des autres vous fait faire comme eux ... La maladie insidieuse, lente et mortelle est amorcée et il est souvent trop tard car vous avez le pli et les "autres" n'ont rien à vous dire. Réfléchissez avant le déluge, le désastre et la mort! Bon courage à vous assumer.

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