Leucémies de l'enfant : les traitements

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 08/03/2010 - 01h00
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Qu’est-ce que l’aplasie ?

Lors de la phase d’induction, la destruction des cellules leucémiques entraîne également la destruction transitoire des cellules normales de la moelle osseuse, entraînant une baisse profonde de la production des cellules sanguines. On parle alors d’aplasie. En raison de l’absence transitoire de globules blancs, le risque d’infection est augmenté et une surveillance rigoureuse est indispensable. Le recours à l’isolement en chambre stérile n’est pas systématique. Toutefois, des transfusions sanguines (globules rouges ou plaquettes) sont souvent nécessaires.

En raison de la chimiothérapie administrée, l’aplasie se répète en phase de consolidation et d’intensification. Le malade parvient à sortir spontanément d’aplasie après 10 à 20 jours de repos thérapeutique. C’est pourquoi les traitements sont renouvelés par cycle, toutes les 3 à 4 semaines.

La prise en charge des leucémies myéloïdes chroniques (LMC)

La prise en charge des leucémies myéloïdes chroniques a considérablement évolué au début des années 2000 grâce à l’émergence d’une thérapie ciblée, l’imatinib. Ce médicament bloque la multiplication des cellules leucémiques de manière spécifique, sans affecter les cellules saines. Il agit en empêchant le fonctionnement de la protéine produite à partir du gène anormal BCR-ABL à l’origine de la maladie.

Ce médicament peut être administré en première intention chez l’enfant. Il est extrêmement efficace puisqu’il permet d’obtenir une disparition
quasi-complète des cellules anormales. De plus, il est administré par voie orale et il est généralement très bien toléré, sans chute de cheveux. Des effets secondaires graves apparaissent chez moins de 1 % des patients.

Deux molécules de la même famille ont été développées plus récemment : le dasatinib et le nilotinib. Celles-ci pourront être proposées à l’enfant, dans le cadre d’un essai thérapeutique, en cas de résistance ou d’intolérance à l’imatinib.

Les études en cours permettront de répondre aux questions fondamentales : ces traitements peuvent-ils guérir la maladie ou seulement la contrôler ? Présentent-ils des inconvénients à long terme chez l’enfant ? En cas d’insuffisance de résultats avec ces différents traitements ou d’évolution de la maladie en phase accélérée ou aiguë, une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques  peut être envisagée s’il existe un donneur compatible.

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 08/03/2010 - 01h00
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