J’ai survécu à un cancer colorectal

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 17/03/2017 - 13h45
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Troisième cancer le plus fréquent, le cancer colorectal est aussi le deuxième le plus meurtrier. Pourtant, dépisté et pris en charge précocement, on peut en guérir dans 9 cas sur 10.

Nous avons interrogé une patiente de 52 ans qui s’est sortie de son cancer colorectal. Voici son témoignage.

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Dans quelles circonstances avez-vous appris être atteinte du cancer colorectal ?

Juste passé la cinquantaine, et après une épreuve émotionnelle douloureuse (perte de ma mère suite à un cancer), j’ai commencé à développer divers symptômes, tels que des vomissements et des diarrhées aigües. J’ai donc consulté mon généraliste qui m’a adressée auprès d’un spécialiste pour réaliser une cœlioscopie virtuelle. C’est ainsi qu’une tumeur a été décelée.

Mi-janvier 2014, j’ai subi une hémicolectomie droite (ablation de la partie droite du côlon), suivie d’une chimiothérapie (2 jours tous les 15 jours en hôpital de jour) pendant 6 mois. J’ai également été suivie pour une éventuelle CHIP (chimio-hyperthermie intra-péritonéale), puis pour une cœlioscopie exploratrice, mais (ouf) celle-ci ne s’est pas avérée nécessaire…

Pendant toute la durée de la chimiothérapie, j’ai continué à travailler grâce à mon employeur qui a fait le nécessaire pour venir me chercher tous les matins et me ramener le soir, ce qui m’a évité une très grande fatigue.

Depuis la fin de mon traitement, j’ai repris une vie tout à fait normale, même si je suis très gênée par des paresthésies aux mains et aux pieds (fourmillements, absence de sensibilité…).

Comment avez-vous réagi ?

Étant donné que je ne ressentais pas vraiment de douleurs, mais seulement des vomissements et des diarrhées, je pensais souffrir de gastroentérites à répétition. Lorsque mon médecin m’a annoncé que cela pouvait être cancéreux, j’ai été totalement sous le choc, je ne m’y attendais pas. C’est tombé comme un couperet… Mais j’ai pris sur moi, je me suis dit : « Lorsqu’il faut y aller, faut y aller ». D’autant plus que je n’ai aucun antécédent familial de cancer colorectal à ma connaissance.

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 14/04/2015 - 17h57 et mis à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 17/03/2017 - 13h45
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