C. De Kock, journaliste santé

J'ai reçu l'incontinence urinaire en héritage

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 05/04/2005 - 00h00
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Une étude récente indique que la génétique peut aussi jouer un rôle dans l'incontinence urinaire d'effort. En effet, des chercheurs norvégiens ont découvert une augmentation de 30 à 60% du risque d'incontinence urinaire chez les femmes dont la mère ou la sŒur aînée souffre de ce problème.

Un héritage lourd à porter

L'incontinence urinaire, ou perte de contrôle de la miction, est un problème féminin fréquent, particulièrement chez les femmes plus âgées. Il peut être provoqué par la grossesse, la vieillesse, l'obésité et des infections récurrentes de la vessie. Le risque familial accru mis en évidence par des scientifiques norvégiens concerne plus particulièrement l'incontinence urinaire d'effort, la forme la plus courante d'incontinence. C'est une perte involontaire d'urine se produisant quand une pression est exercée sur l'abdomen (exercice physique, éternuement, rire,…). Au cours de cette étude, les chercheurs ont suivi plus de 2.000 femmes ayant des problèmes d'incontinence et leurs parentes qu'ils ont comparées à près de 6.000 femmes saines. Ils ont observé que les femmes dont la mère souffrait d'incontinence urinaire avaient un risque accru de 30% de devenir elles-mêmes incontinentes. Ce risque augmentant encore avec la gravité des symptômes de la mère. Quant au risque couru par les femmes dont la sŒur aînée était incontinente, il atteignait 60%.

Un effet négatif la qualité de vie et la santé

Une autre étude a montré que l'incontinence urinaire avait un effet de domino sur la qualité de vie et la santé des femmes qui en souffrent. En effet, la crainte d'une miction involontaire empêche ces femmes de pratiquer un sport ou d'autres activités potentiellement bénéfiques pour leur santé et diminue par conséquent leur qualité de vie générale tout en augmentant le risque d'autres problèmes de santé. Les scientifiques ont étudié cette fois 2.190 femmes nées en 1947 ou avant, parmi lesquelles 22% souffraient d'incontinence urinaire. Ils ont remarqué que ces dernières avaient passé beaucoup moins de temps à bichonner leur intérieur, faire les commissions, visiter leur famille ou leurs ami(e)s ou à aller à l'église. Elles avaient aussi consacré moins d'heures à se promener, travailler, se pomponner et prendre soin de leur hygiène corporelle. Elles avaient par contre passé plus de temps à des activités sédentaires comme regarder la TV. Elles ont aussi fui les contacts sociaux, même par téléphone ou par mail. Cette découverte pourrait expliquer le fait que l'incontinence urinaire soit associée à des risques de dépression, d'isolement social et de détresse psychologique.

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Publié par C. De Kock, journaliste santé le 05/04/2005 - 00h00 Hannestad Y., "Urinary incontnence runs in the family", BMJ, 16 octobre 2004, vol 329: pp 889-891. Fultz N., "Urinary incontinence makes women less active", Obstetrics & Gynecology, décembre 2004; vol 104: pp 1327-1334.
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