J'ai peur des chiens : que faire ?

Mise à jour par Aude Dion, journaliste santé le 02/04/2015 - 16h22
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Vous avez un « radar » à chiens, les voyez avant tout le monde et changez de trottoir quand vous en apercevez un au loin ? Vous évitez les parcs et forêts de peur d'y croiser un maître et son compagnon à quatre pattes ? Bref, vous avez peur des chiens ? Bonne nouvelle : l’angoisse n'est pas une fatalité !

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D'où vient la peur des chiens ?

La peur des chiens peut trouver son origine dans un événement traumatisant comme une morsure. Mais il arrive souvent que cette angoisse n'ait pas de fondement connu. « La peur peut être intense et très difficile à vivre même en l'absence d'élément déclencheur », observe Bénédicte de Villers, fondatrice de l'ASBL Canimôme, un centre éducatif et thérapeutique spécialisé dans les relations avec les chiens.

Dans tous les cas, la peur des chiens peut peser sur le quotidien des personnes qui en souffrent. « Elle conduit à éviter les situations perçues comme à risque », explique Bénédicte de Villers. Les balades dans les bois ou sur la plage, les randonnées, la course à pied ou les dîners chez des amis qui ont un toutou peuvent s'apparenter à un véritable cauchemar pour les personnes qui craignent les chiens. Sans compter qu'éviter l'objet de sa peur entretient, voire renforce, cette crainte. Un cercle vicieux qu'il paraît difficile d'enrayer s'installe alors.

Comprendre les chiens pour en avoir moins peur

« Il est normal de se montrer prudent envers les chiens », indique Bénédicte de Villers. « Mais chez les personnes qui ont la phobie de ces animaux, l’angoisse est très souvent disproportionnée par rapport à la situation. La plupart du temps, ces personnes connaissent mal les chiens. Elles éprouvent des difficultés à interpréter correctement leur comportement. »

Mieux comprendre le langage des chiens peut donc déjà aider à atténuer la peur. « A priori, un chien n'attaque pas sans raison », explique Bénédicte de Villers. « En schématisant, on peut dire qu'un chien est susceptible de se montrer agressif quand on cherche à entrer en contact avec lui alors qu'il n'a pas envie d'être approché ou quand il se sent menacé. En général, il ne mord pas immédiatement : il va d'abord reculer, retrousser ses babines, grogner, abaisser son arrière-train. Dans ces cas-là, il convient d'être très prudent et d'adopter la bonne attitude. »

Initialement publié par Aude Dion, journaliste santé le 02/04/2015 - 16h22 et mis à jour par Aude Dion, journaliste santé le 02/04/2015 - 16h22

Bénédicte de Villers, fondatrice de l'ASBL Canimôme

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