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Les infections gynécologiques bénignes des plages

Les infections gynécologiques bénignes des plages
Les infections vaginales bénignes sont fréquentes et toujours inconfortables. Vaginose bactérienne et mycose, quels sont leurs symptômes respectifs ? Comment les traiter ? Le point avec le Dr David Elia.

La vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne est l'infection vaginale bénigne la plus courante. Elle est due à un germe extrêmement fréquent dénommé "gardnerella vaginalis". La contamination peut être sexuelle ou passer par l'eau ou autre. Elle se caractérise par des pertes abondantes, classiquement liquides, d'une couleur gris/verdâtre, et surtout d'une odeur très particulière de poisson pourri (ce qui vaut à la vaginose bactérienne le doux nom de "fish syndrome").
Cette odeur se manifeste surtout à la suite d'une réaction chimique entre les pertes et le sperme ou le sang. C'est donc après un rapport sexuel ou pendant les règles que les femmes peuvent vraiment se rendre compte de cette odeur désagréable.
Cette affection n'est pas grave et donne rarement d'autres symptômes que ces pertes malodorantes.
Le traitement est extrêmement simple et se présente sous la forme d'ovules ou de comprimés qui font disparaître l'infection en l'espace de quelques jours. Le traitement du partenaire peut se faire en cas de récidives fréquentes, car il n'est pas exclu qu'il ait quelques germes dans son urètre.

La mycose vaginale

Tout aussi bénigne, la mycose vaginale est due à un champignon "candida albicans", qui, comme tous les champignons, se développe d'autant mieux dans les endroits humides. Elle se manifeste par des pertes extrêmement compactes et blanches, un peu comme des peaux de lait ou du yaourt. Etant peu abondantes, elles s'extériorisent peu. En revanche, ces pertes s'accompagnent d'un symptôme très évocateur : des démangeaisons très intenses touchant les petites lèvres, les grandes lèvres et la vulve. Au niveau de la vulve apparaissent également des symptômes inflammatoires : rougeurs, petits boutons et parfois même de petites coupures.
Le traitement repose également sur des ovules et/ou des comprimés.
Les antibiotiques sont souvent associés à cette mycose. Quelle que soit l'origine de leur prescription (cystite, affection dentaire, abcès, acné…), ils favorisent les mycoses car ils éliminent tous les germes, à l'exception de candida albicans. Ce dernier en profite alors pour se développer.
Ainsi, il est très classique qu'une femme traitée pour une cystite se plaigne ensuite de démangeaisons. Son traitement a éliminé la cystite mais a favorisé le développement d'une mycose…


Article publié par le 07/08/2007

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