Incontinence urinaire : les jeunes aussi !

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 26/06/2015 - 14h56
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Traitement: la kinésithérapie d'abord

  • Dans le cas de l'incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne chez la jeune femme, le traitement peut être la rééducation. Celle-ci est faite par des kinésithérapeutes spécialisés. Elle consiste en des exercices des muscles périnéaux visant à renforcer le plancher pelvien (environnement ligamentaire et musculaire du sphincter vésical). Le bio-feedback permet d'affiner cette rééducation en donnant par le biais de capteurs un retour sur l'activité effective des muscles, ce qui permet un travail beaucoup plus efficace. Après une grossesse, une période de 8 à 10 semaines est nécessaire avant de commencer une rééducation spécialisée quand elle est indiquée, pour attendre que le périnée soit un peu plus tonique. Dans l'intervalle, il est possible de faire soi-même quelques exercices de contraction des muscles périnéaux, et des exercices d'arrêt mictionnel en cours de miction. Il existe également des traitements médicamenteux qui permettent d'augmenter le tonus du sphincter.
  • Pour l'impériosité mictionnelle, il s'agit d'une part de traiter la cause éventuelle (une infection urinaire par exemple, après confirmation des analyses d'urine), d'autre part de donner des médicaments qui diminuent l'instabilité de la vessie (un des plus connus est le Ditropan).

 

Dans les cas extrêmes

Pour les insuffisances sphinctériennes, lorsque la rééducation est insuffisante et la gêne réelle, on peut s'adresser à un chirurgien urologue ou gynécologue. Les différentes techniques visent à renforcer l'environnement de soutien du sphincter vésical. Depuis quelques années, la TVT (Tension-free Vaginal Tape) révolutionne le domaine. Elle s'impose aujourd'hui, dans l'incontinence urinaire d'effort féminine, grâce à un taux de réussite dépassant les 90%. Cette intervention consiste à poser une bandelette de soutien (en polypropylène, matériau bien toléré) dans la partie moyenne de l'urètre. Cette chirurgie évite les incisions ventrales et se déroule sous anesthésie locale. L'hospitalisation est de courte durée : 24 à 48 heures. Une activité normale peut être reprise dès la sortie de l'hôpital. En général, la plupart des techniques récentes de traitement de l'incontinence se font par voie transvaginale ou par coelioscopie, c'est-à-dire d'une facon moins agressive.

Initialement publié par Dr Renaud Guichard le 21/10/2001 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 26/06/2015 - 14h56

L'incontinence urinaire de la femme. François HAAB. Editions ESTEM. Mars 2001. http://emedicine.medscape.com/article/452289-overview#a6. Nitti, VW et al., Rev Urol. 2001; 3(Suppl 1): S2–S6.

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